‹ Œuvres complètesChapitre 66 sur 190 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, DONA LUCREZIA.

I>05A LUCREZIA 9 paraiMant tjut à coup, rètue de noir,

an seuil de la porte.

Vous (les chez moi !

Tut s, «tc^ptê Gennaro, qai obserre tout dant un coin du théâtre

où dona Lacreiia ne le Toit pas.

Lucrèce Borgia !

il y a quelques jours, tous, les mêmes qui êtes ici, vous disiez ce nom avec triomphe. Vous le dites aujour-

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d'hui avec épouvante. Oui, vous pouvez me regarder avec vos yeux fixes de terreur. C'est bien moi, messieurs. Je viens vous annoncer une nouvelle, c'est que vous êtes tous empoisonnés, messeigneurs, et qu'il n'y en a pas un de vous qui ait encore une heure à vivre. Ne bougez pas. La salle d'à côté est pleine de piques. A mon tour maintenant. A moi de parler haut et de vous écraser la tête du talon ! — Jeppo Liverctto, va rejoindre ton oncle Vitelli que j'ai fait poignarder dans les caves du Vatican! Ascanio Petrucci, va retrouver ton cousin Pandolfo que j'ai assassiné pour lui voler sa ville ! Oloferno Vitellozzo, ton oncle t'attend, tu sais bien, lago d'Appiani que j'ai empoisonné dans une fête! Mailio Orsini, va parler de moi dans l'autre monde à ton frère de Gravina que j'ai fait étrangler dans son sommeil! Apostolo Gazella, j'ai fait décapiter ton père Francisco Gazella, j'ai fait égorger ton cousin Alphonse d'Aragon, dis-tu ; va les rejoindre ! — Sur mon âme ! vous m'avez donné un bal à Venise, je vous rends un souper à Ferrare. Fête pour fête, messeigneurs !

JEPPO.

Voilà un rude réveil, Mafflo !

MAFFIO

Songeons à Dieu!

Ah! mes jeunes amis du carnaval dernier! vous ne vous attendiez pas à cela? Pardieu! il me semble que je me venge. Qu'en dites-vous, messieurs ? Qui

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