ACTE III. - IVRES MORTS. 4S
f*t-i:e qui se connaît en vengeance ici? Ceci n'est point mal, je crois! — Hein? qu'en pensez-vous? pour une froime !
— Mes pères, emmenez ces gentilshommes dans la >allt' voisine qui est préparée, confessez-les, et profitez <lu iK.*u d'instants qui leur restent pour sauver ce qui \<'u{ Hre encore sauvé de chacun d'eux. — Messieurs, quf roux «rentre vous qui ont des âmes y avisent. S>yez tranquilles. Elles sont en bonnes mains. Ces •iuMK-s i»i*res sont des moines réguliers de Saint-Sixte, auxquels notre saint-père le pape a permis de m'as- *i*ler dans des occasions comme celle-ci. — Et si j'ai ru <4>in de vos ùmes, j'ai eu soin aussi de vos corps. TfUfZ.
Aus Buiam qui «oiit dtvant U porte du fond.
— hangez-vous un peu, mes pères, que ces messieurs \«.fK*nt.
Ln s ■&«• • 'rArtrst et Uiftaat voir cinq c«rcueiU couTerti chacon d'un drap ooir
rnngift deTant la porta.
— L*.- nombre y est. 11 y en a bien cinq. — Ah! jeunes ^rn< ! vous arrachez les entrailles à une malheureuse f'-mmt.\ et vous croyez qu'elle ne se vengera pas ! Voici Ir ti«n. Jeppo. Mafllo, voici le tien. Oloferno, Apostolo, .l««.-anio, voici les vôtres !
«•C55tAaO, qu'elle n'a paa tu Juaqu'alora, faiaant un pat.
Il en faut un sixième, madame !
Gel ! Gennaro !
GENNARO
Lui-même.
Que tout le monde sorte d'ici. — Qu'on nous laisse seuls. — Gubetta, quoi qu'il arrive, quoi qu'on puisse entendre du dehors de ce qui va se passer ici, que personne n'y entre !
GUBETTA
Il suffit.
Lct moines ressortent proccssionnollement, emmenant avec eux dans leon files
les cinq seignenrs chancelants et éperdus.