GEN?(AR
Cest bien.
DO?(A LUGREZIA.
^e faites-vous, Gennaro ? Dépèchez-vous donc. Ne jouez [la^ avec des choses si terribles. On n'a jamais tf««.'z tùl bu un contre-poison. Buvez, au nom du ciel! ll«^ Dh'u ! quelle imprudence vous avez faite là ! Mettez \oir^ M** en sûreté. Je vous ferai sortir du palais par une i^orte dérobée que je connais. Tout peut se réparer
encore. Il est nuit. Des chevaux seront bientôt sellés. Demain matin vous serez loin de Ferrare. N'est-ce pas qu'il s'y fait des choses qui vous épouvantent ? Buvez, et partons. Il faut vivre ! 11 faut vous sauver !
GENNARO, prenant un couteau sur U table.
C'est-à-dire que vous allez mourir, madame !
Gomment! que dites- vous?
GENNARO
Je dis que vous venez; d'empoisonner traîtreusement cinq gentilshommes, mes amis, mes meilleurs amis, par le ciel! et, parmi eux, Maflio Orsini, mon frère d'armes, qui m'avait sauvé la vie à Vicence, et avec qui toute injure et toute vengeance m'est commune. Je dis que c'est une action infâme que vous avez faite là, qu'il faut que je venge Maflio et les autres, et que vous allez mourir !
Terre et cieux !
GENNARO
Faites votre prière, et faites-la courte, madame. Je suis empoisonné. Je n'ai pas le temps d'attendre.
Bah ! cela ne se peut. Ah bien oui ! Gennaro me tuer! Est-ce que cela est possible?
GENNARO
C'est la réalité pure, madame, et je jure Dieu qu'à votre place je me mettrais à prier en silence, à mains