ACTE I. — AFFRONT SUR AFFRONT. SI
le mal, je le sens à présent plus que jamais. C*esl lexemple de ma famille qui m*a entraînée. — Gubelta!
GUBETTA
Madame .
Fais porter sur-le-champ les ordres que nous allons Ce donner dans notre gouvernement de Spoletle.
GUBETTA
Ordonnez» madame; j*ai toujours quatre mules sel- \ée< el qnatre coureurs tout prêts à partir.
Qu'a-(-on fait de Galeas Accaioli ?
GUBETTA
Il esil toujours en prison, en attendant que votre aUes«e le fasse pendre.
DOKA LUCREZIA.
El Guifry Buondelmonte?
GUBETTA
Au cachot. Vous n*avez pas encore dit de le faire t'traogler.
Et Manfredi de Curzola?
GUBETTA
Pa«i encore étranglé non plus.
El Spadacappa ?
Daj-f^fc* ^of •i-riref- 'm i>e ioit lui «ioaDer le poison qiie k jour 4e Fi^qoe^. diiit*^ JlposLie. Ge^ liendia dans ^ix <<emaii>es. ^iiios shioieid^ an carB&Til.
El I^ierre Câf-nt
A l'heure «quil e>L D e<t em^c^re évéque de Pesaro el régeDt de la chanceSene. Mais, aniit un mois, il ne sera plus qu'un f»eu de f»c»ussière. Car notre saint-père le pape Ta fait arrêter sur votre plainte, et le lient sous bonne îranJe dans les chambres basses du Vatican.
DO^A LrClEZlA.
Gubetla, écris en hâte au saint-père que je lui demande la grâce de Pierre Capra. Gubella, qu^on mette en liberté Accaioli ! En liberté Manfredi de Curzola! En liberté Buondelmonte ! En liberté Spadacappa!
GCBETTA.
Attendez! attendez, madame! laissez-moi respirer! Quels ordres me donnez-vous là? Ah! mon Dieu! il pleut des pardons! il grêle de la miséricorde! je suis submergé dans la clémence ! je ne me tirerai jamais de ce déluge effroyable de bonnes actions!
Bonnes ou mauvaises, que t'importe, pourvu que je te les paye?