SCENE PREMIERE
L% ItKIlfc, •pl«'ni|i'Jement T«^tur, courhéc tur un ht de repo»; F \ H I \ \ 0 FA B I A N I , aun tur un pliant â c«*ité. Magnifique f.**-re. I.a jirrrtu-rc.
FAUIAXI, une guitare i la main, chantant.
Quand tu dors, calme et pure, Dans Pombre sous mes veux.
Ton haleine murmure Des mots harmonieux.
Ton lieau corps se révèle Sans voile et sans atours... »
Dornit.'z, ma belle.
Dormez toujours !
Quand tu me dis : Je t*aime !
0 ma beauté! je croi...
Je crois que le ciel même S'ouvre au-dessus de moi !
Ton reçard étincelle Du beau feu des amours... —
Aimez, ma belle.
Aimez toujours î
Vois-tu ? toute la vie Tient dans ces quatre mUs, Tous les biens qu'on envie.
Tous les biens sans les maux, Tout ce qui peut séduire.
Tout ce qui peut charmer : —
Chanter et rire.
Dormir, aimer!
n pose la gaitare à terre.
Oh! je vous aime plus que je ne peux dire, madame ! mais ce Simon Renard ! ce Simon Renard, plus puissant que vous-même ici, je le hais!
LA REINE
Vous savez bien que je n'y puis rien, milord. Il est ici le légat du prince d'Espagne, mon futur mari.
FABIANÏ.
Votre futur mari !
L\ REINE
Allons, milord, ne parlons plus de cela. Je vous aime, que vous faut-il de plus? Et puis, voici qu'il est temps de vous en aller.
FABIAM.
Mari»\ onoore un instant!
LA REINE
M.ii< r't.'^t rhcurcoii le conseil étroit va s'assembler. Il n'y a i*u ici jusqu'à cette heure que la femme, il faut lii^^iT iMilrer la reine.
FABIAM.
Jf \i'i]\. moi, que la femme fasse attendre la reine ! la |Mirt«*.
LA HEINE
V.>ii^vi»ulez, vous! vous voulez, vous ! Regardez-moi, !nJ<'pl. Tu as une jeune et charmante tète, Fabiano!
Cr<{ \ous qui êtes belle, madame! Vous n'auriez l«'^<.in quf de votre beauté pour être toute-puissante. Il \ a <ur votre tète quelque chose qui dit que vous • l»* Ui reine, mais cela est encore bien mieux écrit sur \*»\rr fn»nt que sur votre couronne.
LA HEINE