Œuvres de A. de Longpérier
En permettant de faire connaître les monnaies inédites éparses dans les collections, la Revue offre certainement le meilleur moyen de préparer la publication de bonnes et complètes monographies numismatiques de nos ancienne provinces.
Pour hâter un résultat si désirable, il faut que chacun apporte ce que le hasard lui fait découvrir, en se persuadant bien que la monnaie qui semble avoir le moins d'importance, prise isolément, peut acquérir un grand intérêt comme complément d'une suite déjà formée, ou comme jalon dans une nouvelle série ; et surtout qu'il n'est pas nécessaire pour publier une pièce qu'elle soit singulière, mais que l'on doit mettre au jour tout ce qui est inédit ou reproduire ce qui a été mal interprété.
Profitant donc de la facilité qui m'est accordée de publier ce que je connais de monuments intéressants, j^ai rassemblé ici
quelques monnaies de prélats, qui, je pense, étaient restées inconnues aux numismatistcs.
Quoique frappées dans différentes villes, elles appartiennent cependant à la même région, le midi de la France, et ainsi rapprochées, elles permettent d'observer le plus ou moins d*analogie qu'elles présentent entre elles, sous le double rapport de la fabrique et du type.
On ne connaissait point encore de monnaie épiscopale de Lyon portant un nom d'archevêque ou un signe quelconque qui pût la faire attribuer à une époque certaine. Duby, qui donne douze variétés de la monnaie de celle ville, variétés qui ne consistent, pour la plupart, que dans la forme des lettres ou dans la différence du poids, se borne à dire qu'elles ont été frappées au xiv° siècle, encore n'exprime-t-il cette opinion que sous la forme d'un doute.
Je ne tiens pas compte ici du tiers de sol d'or attribué par le baron Marchant à Pierre Godwin, parce que l'explication qu'il donne de cette pièce, toute ingénieuse qu'elle soit, n'est pas appuyée sur des témoignages suffisants, et que je ne puis croire qu'au vn® siècle aucun personnage ait placé son nom sur la monnaie autrement qu'en qualité d'officier monétaire (1).
Le fait est qu'il est extraordinaire que l'archevêque de Lyon n'inscrivit pas son nom sur la monnaie de son église, tandis que c'était une coutume établie dans de forts petits évêchés et même dans certaines abbayes. Serait-ce que la grandeur même de cette église, le premier siège des Gaules^ l'eût emporté sur la puissance d'un évêque sujette à varier suivant le plus ou moins de crédit du titulaire? ou bien les prélats cher- Ci) On peut objecter que M. de Saulcy a publié un tiers de sol avec le nom du duc Gondoald ; mais une telle exception faite en faveur d'un personnage aussi éminent que Gondoald, à qui Childebert devait la couronne et la vie, n'est pas applicable à un évoque obscur. D'ailleurs, Gondoald, malgré sa qualité de duc, peut avoir été maître de la monnaie, fonction séculière, incompatible avec le titre d'évêque.
chèrenl-ils, en conservant à leur monnaie un type fixe, à empêcher le peuple (le s'apercevoir de Taltération qu'ils pouvaient apporter dans le titre de l'argent, et de distinguer la valeur des monnaies par l'époque de leur émission.
Quel que soit le système qui ait présidé à la fabrication de la monnaie lyonnaise, toujours ost-il qu'il fut constamment suivi pendant une période que nous pouvons faire durer de la fin du XII' siècle au xV environ.
La pièce que je donne ici sous le n" 1 n'est, je crois, qu'une exception dont je vais essayer d'expliquer la cause, mais qui, à ce qu'il semble, n'influa en rien sur les habitudes monétaires de l'archevêché de Lyon, puisque les n" 2, 3 et 4, qui sont évidemment d'une époque plus récente, sont anonymes comme auparavant.
N° 1. K majuscule, sui-monté d'une mitre, entre un soleil et un croissant; dans le champ, de chaque côté, une flenr de lis; autour, la légende : PRIMA'S^OCS. Le tout renfermé dans un cordon de fieurs de lis.
^. Croix. Légende intérieure : GALLIARVM ; seconde légende : -h ARChl€PISCOPVS " €7 ' COMÊS LVGDVnenSlS. — Billon. — 36 grains et demi. — Cabinet du roi.
il est évident que cette monnaie est une imitation du gros de Charles V, avec lequel elle présente les plus grands rapports. On peut donc la regarder comme contemporaine.
D'un autre côté, la lettre initiale K ne peut s'appliquer qu'à un prélat du nom de Charles. Je crois donc pouvoir donner cette monnaie à Charles d'Alençon, premier archevêque de ce nom et cousin du roi Charles V.
Il avait pour père Charles de Valois, comte d'AIençon, pelitfils de Philippe le Hardi et frère de Philippe VI de Valois.
Jeune encore, et fatigué des troubles qui suivirent la mort de son père, il avait embrassé Tétat monastique en abdiquant son titre de comte. S'étant rendu recommandable par ses vertus, il fut nommé par le roi au siège de Lyon le 13 juillet 1365.
L'histoire ne nous dit rien du commencement de son épiscopat, si ce n'est qu'il fut parrain de Jean sans Peur, duc de Bourgogne. Mais vers la fin, il s'éleva une querelle entre lui et les officiers du roi, établis dans la ville de Lyon en vertu du traité passé entre Philippe le Bel et Louis de Villars, traité dans lequel cet archevêque avait abandonné au roi la juridiction temporelle de la ville, se réservant seulement l'une des, forteresses, le château de Picrre-Encise, avec le droit de battre monnaie.
Charles d*Âlençon, à ce qu*il parait, ne tenant pas compte de ce traité, voulut rentrer dans plusieurs des droits auxquels ses prédécesseurs avaient renoncé : de là des dissensions dont les circonstances ne nous sont pas bien connues, mais qui ne laissèrent pas que d'amener de graves désordres. A la fin cependant il y eut accommodement et, peu de temps après, l'archevêque mourut dans son château, le 5 juillet 1375.
En considérant l'analogie parfaite qui existe entre la pièce de Charles V et celle qui nous occupe, tant pour le type et le titre que pour le poids, ne pourrait-on pas supposer avec quelque raison que Charles d'Alençon, enhardi par sa grande naissance, fit fabriquer cette monnaie dans l'intention de la faire circuler là où celle du roi devait seule avoir cours, et que Charles V irrité rangea cette usui'pation au nombre des griefs qui amenèrent une rupture en Ire lui et son parent. Dans une occasion semblable, nous savons que Charles V écrivit au prince d'Orange, pour se plaindre de ce qu'il faisait contrefaire sa monnaie, et pour faire cesser celte fabrication.
Ainsi, d'un côté, la haute naissance, le grand crédit de Charles d'Alençon, expliqueraient pourquoi il fut le premier à déroger à la coutume établie, en plaçant suf sa monnaie la
lettre initiale de son nom et ses litres ; tandis que les suites malhoureuses de cette innovation justiRcraient son peu de durée. Bien entendu que je ne prétends pas donner ceci pour autre chose que pour une conjecture ; mais, réduit par le silence de l'histoire à faire des suppositions, J'ai du moins cherché les plus naturelles et les plus conformes aux usages du temps.
Les trois piëccs qui suivent sont aussi, je crois, tout à fait inédites.
N"2. + PRIMA"SÇD€S' L majuscule, dont le haut forme une croix, entre un soleil et un croissant.
1^. -+-&ALLIARVM* Croix cantonnée d'un soleil et d'un croissant. — Bitlon. — 38 grains î — Cabinet du Roi,
N" 3. + PRIMAS€D6SGALLIARVM ' L majuscule semblable au précédent, dans un entourage formé d'arcs.
^. MON€TALVGDVncnSIS- Croix lleuronnée. — Bilion. 42 grains. — Cabinet du Roi.
En comparant les caractères, le métal et la fabrique de ces pièces à ceux des monnaies dont les dates nous sont connues, je les crois de la fin du xiv° siècle {!). J'en dirai autant do la pièce suivante, qui pourrait cependant bien être du xv" siècle.
N" 4. PRIMA'S€D€S' Même type qu'au n» 3. Le cintre seulement n'est composé que de trois arcs séparés par des angles.
1^. GA'LL'IAR' VM' Légende divisée par les quatre branches
(1) J. Appel a fait graver dans son ouTrage une monnaie de Jean île Portugal (13S4-I433), sur laquelle le monogramnie du roi est placé dans un entourage toni semblable à celui de la pièce n» 3.
d'une croix formée par un double trait, et cantonnée de deux soleils et de deux croissants. — Billon. — 28 grains |.
Je dois la communication de cette dernière médaille à l'obligeance de M. Camille Rollin. Sur trois des médailles que je décris ici, le soleil et le croissant paraissent constamment comme accompagnement du L ciniciforme. Ceci n'aurait rien d'étonnant si Ton voulait voir dans ce L ainsi barré une croix, et non pas simplement une abréviation du mot Lugdunum (1), puisque ces deux attributs de la Passion figurent ainsi dans les calvaires chrétiens du moyen âge; mais sur le n® 1, le soleil et le croissant n'accompagnent pas de croix, et sont placés de chaque côté de la mitre épiscopalc ; ils avaient donc alors une autre signification. Je dois aussi remarquer qu'ils ne se trouvent que sur ceux des deniers publiés par Duby, qui semblent les plus modernes.
Quoique les archevêques d'Embrun aient joui pendant fort longtemps du droit de battre monnaie, puisqu'il leur fut concédé, en 1147, par l'empereur Conrad III, cependant jusqu'ici une seule de leurs monnaies nous était parvenue, car j'ai tout lieu de croire que le n** 2 de la pi. II de Duby, copié dans l'ouvrage de M. de Boze, n'est qu'un dessin infidèle de cette même pièce (gravée sous le n° 1). Peut-être ces prélats ne commencèrent-ils à battre monnaie qu'après la confirmation de leur droit, en 1276, par l'empereur Rodolphe. Je crois la pièce de Duby, de Raymond IV, archevêque en 1308, à cause de la croix du revers, qui est du même style que celle de la pièce que je vais décrire.
N'^S. PASTORARChl€Pt5co;?wS. Figure mitrée debout, tenant la crosse d'une main, l'autre levée pour bénir.
(1) II euste une petite pièce des princes d'Orange (PRINCIPES AVRASI- CENSIS) qui porte ce môme type du L cruciforme. On ne peut expliquer la présence de ce type sur la monnaie d'Orauge, qu*en se reportant au système d'imitation qui fait la base de l'art monétaire dans les siècles moyens, et qui a été la cause de tant de singularités.
^. €BR€DVn^DSIS- Croix fleuronnée. — Billon. — 44 grains ; — Cabiact du Roi.
On peut remarquer que sur cetle belle monnaie, la figure épiscopale de Pastor offre beaucoup de ressemblance avec celle du gros de Thierry V, de Metz, qui vivait presque à la même époque (1369-1383). Quant à la croix du revers, elle est tout & fait méridionale de style.
Cette pièce pèse précisément le double de l'exemplaire de Raymond, qui existe au Cabinet du Roi.
Pastor d'Aubenas, cinquante-sixième archevêque d'Ëmbnin, cardinal d'Albignac, né à Sarrats, dans le Vivarais, d'abord moine et docteur en l'Université de Paris, fut nommé évèque d'Assise, par le pape Benoit XII, puis succéda, sur le siège d'Embrun, à Bertrand d'Eus, le 4 février 1338. En qualité de légat, il reçut le dauphin Humbert à hommage pour les fiefs que celui-ci tenait de l'Église.
Possédant une grande érudition, Pastor composa plusieurs ouvrages sur les auteurs sacrés et profanes, et une histoire eclésiastiquc de son temps. Il mourut à Avignon, en 1354.
M. le marquis de Pina pense que l'on pourrait regarder comme municipaux ceux des deniers de Valence, qui ne portent que la légende VRBS VALENTIA, sans nom d' évèque.
L'observation faite par ce savant est aussi applicable aux monnaies de Vienne, car parmi celles-ci, il s'en trouve sur lesquelles on lit VRBS'VI^NNA', et qui peuvent par censé-
quent appartenir à la ville plutôt qu'à révêché. Quant à celle où Ton voit la légende PRIMA ou MAXIMA-GALLIARVW, qui peut se compléter par le mot sedes, aussi bien que par le mot 7irbs, leur attribution demeure tout à fait incertaine (1). Et cependant on ne peut pas supposer qu'il ne nous reste aucune monnaie des archevêques de Vienne, qui jouissaient du droit d'en fabriquer dès les premières années du xi* siècle, et qui l'exercèrent à n'en pas douter. La pièce suivante, fort précieuse à cause de son module, n'est malheureusement pas plus explicite que les deniers connus.
N** 6. + SANCTVS'MAVRICIVS. Tête du saint, tournée à gauche, dans un entourage formé d'arcs et d'angles.
^. + MAXIMAGALLIARVM- Croix dans un entourage et cantonnée des lettres Vl'€*n' — Argent. — 48 grains.
Cette curieuse pièce fait partie de la collection de mon ami, M. Louis Deschamps, qui a bien voulu me permettre de la décrire.
Mader, dans ses Kritische Beitrœge zur Mûnzkundey en a donné une qui se rapproche de celle-ci pour le module ; mais la tète du saint n'est pas placée comme ici dans un entourage; le revers aussi est différent.
Duby n'a décrit aucune monnaie de Gap. M. de Pina, le premier, en fit graver une dans la planche qu'il publia pour faire suite au recueil de Duby. Comme la planche parut sans texte, je vais donner la description de ce dernier :
-4-SMEPISCOPVS- Tête à gauche.
^. 4- VAPINC€NSIS. Croix cantonnée de quatre points. — Denier de billon. — 14 grains.
Je n'ai trouvé dans le catalogue des évêques de Gap aucun
(!) La jolie petite obole publiée par M. de Pina, et que le cabinet du roi possède, porte au droit la légende NOBILIS dont le sens m'écbapiie, à moins qu*on n*en fasse Tépithète de VIENNA qui est au revers. Il faudrait dire alors Nobilis Vierma^ la noble Vienne.
nom qui commençât par un M ou un N. Aucun des saints révérés dans cette Ville n'a ces initiales. D'aillpurs la tête qui paraît au droit de ce denier n'est pas celle d'un évêque. Il est donc probable que le but du graveur a été d'imiter les deniers de Vienne, qui avaient un cours établi dans tout le pays.
La ville de Gap, en latin Vapinatm, devint épiscopale au TV* siècle. En 1058, Grégorius, un de ses évêques, obtint do l'empereur Frédéric le titre de prince avec divers autres privilèges, parmi lesquels était probablement le droit de monnaie. En H84, l'évêque Guillaume prit le titre de seigneur et de comte de Gap ; mais il fut obligé de partager les privilèges de la suzeraineté avec le dauphin.
Voici encore une monnaie de Gap; mais d'un type tout différent.
N« 7. -f- B€AT€-MARI6, rétrograde. Croix.
^. + .VAPI€nSIS* Rosace à six branches. — Argent. — 32 grains 5. — Cabinet du Roi.
L'église de Gap est sous l'invocation de la Vierge. La rosace du revers pourrait bien n'être qu'une altération du ^monogramme du Christ, que l'on trouve sur un denier de Vienne (Duby, n^ 1) et qui, par conséquent, était un type usité en Dauphiné. Duby donne une pièce du même genre que celleci, qu'il attribue à Marie, princesse d'Orange (n° H), d'après Fauris de Saint-Vincens. Je ne sais comment ces deux savants ont compris les légendes de ce denier; car, en supposant que PRINSEPS'AR* signifiât Princeps aurastcetisis, ce qui est au moins douteux, il faudrait donc croire que le moi princeps se rapportât à Jean de Chalon, époux de Marie. D'aill,eurs, dans aucun cas, B€AT€'MARI€ ne peut être Marie de Baux, il eût falln Mariai de Bauiio. Je ne crois pas non plus que cette prin-
cesse ait frappé de monnaie en son nom, car elle était mariée depuis cinq ans k Jean de Chalon dont on a des monnaies, lorsqu'elle hérita de son père Raymond IV.
Au reste, je n'ai jamais vu cette monnaie en nature; ainsi je n'entreprendrai point de lui donner d'attribution. J'ajouterai seulement que Duby a donné à la même princesse d'Orange un denier (n° {2) dont les légendes sont coupées, et qui du reste est absolument semblable k la pièce de Gap que je viens de décrire.
Cette conformité de type ne serait pas cependant une raison suffisante pour en faire une monnaie de Gap; car ce denier, ainsi rogné, qui est assez commun, porte souvent des restes de légendes qui ne peuvent former le nom do cette ville. Il faut donc attendre que l'on trouve un exemplaire assez entier pour que l'on y puisse distinguer un nom de ville, qui, je le présume, devra appartenir au Dauphîné,
GOLD TRIENS WITH DOROVERNIS
(Extrait du tome II du Numismalic Journal^ 1837-1838,
Londres, pp. 232-233. )
Sir,
Herewith I send you an accurate drawing of an English gold triens (the first I believc hitherto known), în the hope that some of your readers may throw light on a subject so well deserving their attention. The genuineness of this pièce îs beyond suspicion ; and the fact of its having formed a part of the king's collection, at a time when modem forgers of ancient money had not âtterapted to imitate this description of coin, is sufficient to stamp its authenticity. It belongs to the ancien fonds, a term given to that part of the cabinet du roi, prier to the révolution of 1789, and it is well known, that at the sale of M. d'Ennery's collection, intheyear 1788, fifty gold and silver coins of the Merovingian princes were purchased in one lot for six pounds. This shews, that at that time thèse coins were considered too insignificant to attract the attention of the forger. This is not the case now : the same collection could not be purchased for less than sixty pounds.
I will now give a description of this triens.
{2 GOLD TRIENS WITH « DOROVERNIS. »
Ohr, EVSEBII MONITA. Maie head to the ripht witli fliarlem of pearis, the bust galealed and ornamented with gems.
Rei\ + DOROVERNIS 'CIVITAS. In the centre a cross fïncféff.Weiphl, 29 grains.
The cross on the reverse indicates that the coin is the work of a Christian poriod. There are, however, Iwo periods of Christianity in England : the first ends with the arrivai of the Saxons, and the second commences with the visit of saint Augustin. From Ihe close ressemblance which this pièce bears to th ose which were minted in French cities, in the sixth and seventh centuries, I am inclined to believe that it was struck at the same period.
May we conjecture that the pièce in question was struck by some British chief who still aknowledged the Roman power, since the coin seems to bear the head of an emperor? Or, if it must be looked upon as an early spécimen of the Saxon coinage, how shall we account for the kings of Kent having neglected to place their names on their money? It is tnie, we bave Parisian trientes with the names of moneyers only, but we bave no instance of such a practice having been adopted in Britain. From this circumstance, I should be led to pronouncethis puzzling coin of French origin, if I could find any French city,the Latin name of which resembled Dorommiim.
I am. Sir, Your obedient Servant
Adr. DE LONGPÉRTER, Du Cabinet des Médailles de Paris.
Paris, 48th January, 1838.