‹ Œuvres de A. de Longpérier (volume 2)Chapitre 104 sur 128 · MONNAIE D'OR · texte numérisé non relu

MONNAIE D'OR

DE RAIMON. rOMTE DE BARCELONE.

(Eitmit du lomc I (Doiivelle nfrie) de la Rei-Ht numitmoliçMe, 1836, pp. 63-67.)

Plus d'une fois déjà je mi" suis occupé do l'imitalioii des monnaies arabes faite par les chrétiens, et des types empnintés aux chrétiens par les Arabes (i ) ; c'est un sujet qui pourra longtemps encore exercer le zèle des numismatistes. Il faut établir aussi une classe pour les monnaies bilingues à légende latine ou grecque, et arabe, telles que celles qui ont été 5-appéespar les émirs d'Afrique et d'Espagne, au commencement de la conquête ; celles qu'émirent, en Sicile, les rois normands et* allemands ; les monntues d'or et de cuivre d'Alphonse VtU, roi de Castille; les monnaies des tzars moscovites. Sur ces pièces, les légendes, plus ou moins abrégées, conçues dans les deux langues, ont été tracées avec intelligence. Enfin il existe une Iroiatëme catégorie de monnaies aussi bilingues, en apparenn>

(I) Trétorde numitm.. iSH. Btsl. de Farl mottil., p. 139. — Zeitrehr. fir Mûnzhmde, BerKn, 1B45. p. HT. — Revue anhéolog,, ISK. p. 409. — Rer. num., IS44, p. 278. — Sumismalie Chronirle, Itttl. p. 333, cl tS43, p. lia. — Mfm. de la Soc. dm ant. de Frantt, 1840, p. 245, etc. — V. t. I dps (Ktirreu dr A. de LongpMer, pp. 369, 399, et ce pr^seol toIuoio, p. 106, 108 et H2.

MONWAIK U OR DK HAIMON, COMTE DE BAKCELONE. 333

plutôt qu'en réalité, sur lesquelles Tune des deux langues ne figure que par suite de Timitation et se trouve par conséquent assez maltraitée.

C'est une monnaie de cette espèce dont le dessin est placé en tête de notre notice. Il en a été trouvé, à Barcelone, plusieurs exemplaires; Tun deux, le mieux conservé, est entré dans le riche médaillier de TAcadémie de THistoire, à Madrid, où je l'ai copié en 1851 ; un autre appartient à don Manuel Vidal Ramon ; un troisième que j'avais vu aussi en Espagne a été apporté à Paris, et acheté par la Bibliothèque impériale. La provenance de ces monnaies est importante parce qu'on a proposé de les rapporter aux comtes de Toulouse; et qu'à part toute autre considération, il est plus naturel de les attribuer aux princes sur le territoire desquels on les découvre. La monnaie porte la légende Raiminidus cornes^ écrite de droite à gauche à la manière des Arabes; on ny voit aucun signe de christianisme. Les caractères latins offrent beaucoup d'analogie avec ceux qui sont gravés sur les monnaies des derniers Wisigoths. Les légendes horizontales, c^i sur chaque face occupent le centre de la pièce, sont une imitation de celles qui se lisent sur la monnaie d'or du prince hammoudile, Yahia, roi de Malaga.

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On reconnaît parfaitement encore sur la pièce du comte de Barcelone l'imitation de la formule religieuse et du nom •^>iii^, Casem, dont une moitié est placée à la première ligne et l'autre moitié à la cinquième. Le titre et le nom dejiiJ^ifnL» Edrisy ié=i£5ZJL J^, héritier présomptif ^ se reconnaissent aussi, à la première et à la dernière ligne du revers. Or la pièce

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