Mêmes légendes des deux côtés. Arg. 31 gr
Cette pièce fait partie de la riche collection de M. Dassy de Meaux, à qui appartiennent aussi la plupart des monnaies que je v£ds décrire. J'aurai soin d'indiquer celles dont je dois la communication à l'amitié de ce zélé numismatiste.
(1) Le 30 avril 1788. Tel était, il y a cinquante années, le prix que Ton attachait aux monnaies françaises.
(2) Vingt-quatre pi. )n-4<>, dont plusieurs ne sont que des épreuves. Je dois
4. Mêmes légendes ; le mot Meldis écrit en deux lignes. Arg. 32 gr. Cette pièce inédite, et jusqu'à présent unique, appartient à M. Dassy.
Vient ensuite un denier de Charles le Chauve.
5. Monogramme de Karohis; autour, +'GRA'TIA*D~|.RE*X. % -+-• MELDISCIVITAS- Croix. Arg. 32igr. Cabinet du
Roi. Cette pièce existe aussi chez M. Dassy.
Meaux n'est pas du nombre des villes auxquelles les rois de la seconde race reconnaissaient le droit de battre monnaie.
Ce droit, par différents capitulaires de Charlemagne en 805 et 808, de Louis en 823, de Charles le Chauve en 864, était réservé aux villes de Quentovic, Rouen, Reims, Sens, Paris, Orléans, Châlons, Melle et Narbonne, ainsi qu'au palais du roi.
On sait cependant que Meaux n'est pas la seule ville non autorisée qui ait battu monnaie pendant le. règne de ses princes. Il est vrai qu'ils dérogèrent quelquefois à leurs propres ordonnances en faveur de quelques évéchés ou abbayes ; mais il est à remarquer qu'ils n'accordèrent ces droits exceptionnels de monnayage à aucun seigneur laïc. Il est impossible de supposer que la quantité considérable de deniers qui portent des noms de villes que ne contiennent pas les capitulaires précités, ait été fabriquée et mise en circulation malgré la volonté formelle du souverain. Ne doit-on pas plutôt penser que ces édits n'avaient d'autre but que de restreindre le nombre des lieux où Ton devait fabriquer la monnaie, et non d'ôter aux villes le droit d'en faire frapper à leur nom, pourvu qu'elles la fissent faire dans les chefs-lieiix monétaires désignés par les ordonnances (1).
Les points qui divisent les légendes du denier de Charles le Chauve paraissent être ce que l'on nomme en terme de
la communication de ce reste unique d'an livre qui n'a jamais paru à M. Norblin^ son possesseur.
(1} Les empereurs français essayaient de ramener, autant que possible» l'empire à l'unité de législation et d'administration; les capitulaires contiennent des preuves multipliées de ces efforts. Je n'en citerai qu'une, elle se rattache tout à fait & mon sujet : Charles le Chauve ordonne à tous les comtes d'envoyer leurs vicomtes dans une même ville, à Senlis, pour y recevoir les matières d'argent destinées à la fabrication des monnaies.
monnayeur, des points secrets. Ici, le nom de la ville étant sur la monnaie, ils ont dû servir à faire reconnaître à quelle émission elle appartenait.