POIDS DE PLOMB TROUVÉ A ERMENONVILLE
demeurerait constante, ou changerait, on reconnaîtrait qu'elle indique une localité (valeur constante) ou un poids (valeur variable). Un objet isolé est presque toujours difficile h. classer. Il faut garder précieusement le plomb cl le signaler, afin d'obtenir plus tard quelque point do comparaison.
{Exlrait du lome XV (nouvelle série) de la Befue numiimatiqne, 187i-77, pp, 72-n.)
On découvrit, il y a quelques années, en faisant des fouilles pour la réparation de la cathédrale de Mcaux, un denier qui vient augmenter la série peu nombreuse des monnaies du roi Raoul; cette pièce, qui est entrée dans la collection de M. Lefcbvre, esl bien conservée et oITre un nom de lieu qui jusqu'à présent ne figurait pas dans les listes numismatiques. Du monogramme composé des caractères RODLFS,dispo3és en croix, et de la formule GRATIA D-l REX qui l'entoure, il n'y a rien de nouveau à dire. Mais, sur la face qui a pour type une croix, on voit la légende + BiAVVS CASH qui réclame quelque attention. Commençons par en bien établir la lecture. Le seul élément qui pourrait paraître douteux , c'est le second caractère tracé comme un T retourné. Bien qu'il soit facile d'expliquer la forme de cette lettre par une confusion de poinçons très fréquente dans l'exécution des coins qui ont servi h fabriquer les monnaies carlovingiennes , il n'est pas nécessaire d'avoir recours à cet argumeut fort bon en bien des cas. Le
caractère en question est un L , et on peut le montrer avec cette valeur dans un mot carlovingien qui ne donne lieu à aucune contestation. On connait la légende d'une monnaie de Mâcon, publiée dans la lievtte numismatique par M. Charles Robert, + ±VDOVICVS II - + MATISCO CIVITAS. Cette lettre 1 remonte haut; nous en avons des exemples nombreux fournis par la numismatique de la République romaine. Sur des deniers des familles Julia, Lucretia, Norbana, Satriena^ on remarque des chiffres tels que ±l|. ±X. ±XXV, etc., etc., dans lesquels le caractère L est constamment exprimé par un 1 (1). Mais comme, suivant quelques antiquaires éminents, le chiffre 1, avec la valeur 50, est dérivé du chitîre étrusque >^, il convient de le montrer avec sa qualité alphabétique comme, par exemple, dans la grande inscription de Padoue , publiée par Gruter (2), où il figure plus de vingt fois, notamment dans les noms PHIIEMO - PHI±OGEN... — PHIlEMONIS-±-
HI±ARIO — MVIVIVS— DIPHI±0 — QVINCTUIO.
Le diplôme militaire inscrit sur une table de bronze conservée au musée de Naples, et qui date du règne d'Alexandre Sévère, contient cette ligne :
COIONIA MAIVESE EX DACIA où parait deux fois le caractère L en forme de T renversé (3),
(1) Cavedoni a supposé que cette notation avait donné lien à une erreur do la part de Nicolas de Damas, qui, dans sa lïe d'Auguste, dit que César ne fut jamais vaincu en 302 batailles. L'écrivain aurait pris pour un T (avec la valeur grecque de 300), le premier chiffre de la notation J.II (52), qui, suivant Solin {Polyhùt.y c. VI), (Pline, VII, 25, dit 50), représenterait le nombre des combats livrés heureusement par le dictateur. La conjecture est ingénieuse et montrerait que dès Tantiqnité on a pu se tromper sur la valeur du caractère J.. Voy. Ragguaglio storico de* precipui ripost. di med, consol,, Modène, édit. de 1854, p. 93, note 76.
(2) Thés, inscT; XLII, 4. — On trouvera encore le caractère J. dans le même recueil CXXX, 7; CL, 7; CLHI, 1, 4; CCCLXXXIV, 2; DCCLIV, 7 ; MCXXXV, 4. Dans Reinesius, Syntagma inscr, ant,, cl. XIV, 19. Dans Gudio, Anl. inscr.^ p. LXXIX, 6; LXXX, 1, 4, 6, 9, 10, 13; LXXXII, 1, 2, 3, 8, 11. Dans Spon, MiscelL, p. 32, et dans d'autres recueils épigraphiques ; mais je dois m'attachcr surtout aux exemples qui nous montrent le caractère J. figurant dans des noms ou des mots.
(3) Avellino, Opuscoli ditersi, 1836, t. ÏII, p. 178, tav. VIÎ, n*> 14.
Des inscriptions funéraires recueillies à Lyon, nous donnent, l'une, la mention suivante :
POST CONSOIATO INFOR TVNO VVCCLE
qui indique Tannée 510; une autre, ces deux dernières lignes :
kI SEPTEM BRIS AVIEN
qui rappellent le consulat d'un des Avienus(430, SOI, 502); une troisième commence par ces mots : IN H0CTVM0±0(1).
Mais, ce qui est plus important encore en raison de l'âge du monument, le P. Ant. M. Lupi a publié un poids d'une demilivre, du musée Kircher, sur lequel on lit CAROll PONDVS. Ce poids a été évidemment fabriqué à l'époque des Carlovingiens (2).
On pourrait encore citer le denier attribué, par M. Cappe, à Charles le Gros, monnaie sur laquelle on lit : + CARIAS R, pour Carlus rex. Dans cette légende, les caractères TA, représentant LV, se retrouvent même dans leur sens direct IV, quand on regarde la monnaie sans lui faire faire un mouvement de rotation (3). C'est là probablement ce qui a trompé l'ouvrier qui a poinçonné le coin. Quant à la pièce émise à Màcon, voici ce qu'en dit M. Ch. Robert : « L'obole que nous venons de décrire a été évidemment frappée à une époque de beaucoup antérieure au règne du premier capétien du nom de Louis. D'an autre côté, la forme de son monogramme ne permet pas d'en faire une dégénération du type de Louis I ou Louis II, et oblige à la placer après le règne du roi Eudes; il
(1) Edmond Le Blant, Insa^pt, chrét. de la Gaule, t. I, pi. VUI, n» 34; pi. X, n<> 38, et pi. XH, no 49. Le caractère JL peut, en certains cas, avoir la valeur trun L redoublé. C'est ainsi que dans la célèbre inscription de Thorigny ou
Ht TRES PROV. GAX. Mais les exemples qui viennent d*être cités sont bien disUncts.
(2) DisserU chronol. in vef, inscript, grxca Sevene martyrisy Rome, 1734, p. 74.
(3) Die Mûnzen der deulsctt. Kaiser, Dresden, 4850, 2«> part., pi. XXI, n* 227.
faut donc y voir un coin adopté soiis Louis d'Outremer (936- ' 954) ou à peu près (1). » On peut constater à quel point la seule observation du style de cette pièce a conduit le savant antiquaire près du temps où vient se placer la fabrication du denier de Raoul (923-936).
La légende inscrite sur ce denier est , comme on doit naturellement le conclure de ce qui précède, BLAVVS CASH et se compose de deux groupes. Le second peut être considéré comme une imitation des mots castrum ou castellum qui se voient sur les monnaies d'un certain nombre de villes ayant droit de porter cette dénomination. Au moyen âge, comme de nos jours encore, Fimitation monétaire a toujours pour but Tobtention ou l'accroissement du crédit.
Quant au premier groupe, BLAVVS, il fait au premier abord penser au château de Blaye, Blavutum ou plutôt Blavium, et à Châteaubleau, dans le département de- Seine-et-Marne, arrondissement de Provins. Mais les objections se présentent.
Blavutum, dans Y Itinéraire d'Antonin, est très douteux; la leçon Blavhim est préférée par Scaliger,, Wesseling, Pinder et Parthey (2). Ausone nous fournit Blavia (3). Grégoire de Tours Blaviense castellum. Les auteurs postérieurs écrivent Blavia, qui donne bientôt naissance à Blaye. Dans ces formes diverses d'un même nom, le caractère I a sa place constante et on ne le trouve pas dans Blavus. D^ailleurs il est assez dif-
(1) Revue num., 1860, p. 466; pi. XIX, n'* 2.
(2) Wesseling, Vetera rom. iiiner.^ 1735, p. 458. — Pinder et Parthey, Itiner. Anton, Aug,, 1848, p. 219.
(3) Episi. X, 15, 16. Dans un ouvrage assez récent, intitulé : Les châtea,ujc historiques et vinicoles de la Gironde, Bordeaux, 1867 (t. H, p. 119 et 120), il est dit, pour expliquer le nom de Blaye, que « Messala étant yenu gouverner ce pays sous le règne d'Auguste, fit construire une voie qui allait de Bunligala chez les Santons, qu'elle s'appelait Bella^Via, la route militaire »; que lorsque le castrum fut terminé « on y mit une garnison de soldats romains que Ton appelait Garonensium ». Ausone, ajoute Tauteur, parle avec éloge de Bella- ViOf de sa rade, de ses fortifications, et dit que « le castrum était commandé par un tribun qui était sous la dépendance du gouverneur de l'Armorique. >» On trouvera peut-être que c'est là un commentaire un peu hardi et un peu trop développé de ces deux vers :
A ut ileratarum gua glarea trita viarum, Fert miliiarem ad Biaviam.
iicilc d'admettre que Raoul ait frappé monnaie à Blayc, ou qu'une monnaie de la Guienne puisse avoir le style de celles qui furent émises dans le Domaine. Les deniers royaux de cette époque sont frappés à Paris , à Orléans , à Meaux , h Poissy, à Beauvais, à Saint-Denys, à Sens, à Châteaudun. Ceux qui appartiennent aux localités plus éloignées portent le nom de Langres, de Nevers et du Puy : ANITIO CIVIT. Mais encore il est possibh; que les monnaies qui offrent ce dernier nom aient été fabriquées par Tévêque du Puy, dont le siège avait été traité très favorablement par Raoul. La position de Chàteaubleau conviendrait sans doute mieux que celle de Blaye à un atelier monétaire de Raoul. Ce village qui compte actuellement deux cents habitants , a été au moyen âge une dépendance de la commanderie d'Hospitaliers établie à la Croix-en-Brie ; et c'est peut-être à quelque château des Templiers qu'il doit son nom. Il faut dire cependant que dans son temtoire on a recueilli un grand nombre de débris antiques gaulois et gallo-romains; débris qui ont été le sujet de quelques notes très intéressantes de M. Félix Bourquelot (1). La charte la plus ancienne relative à Chàteaubleau que ce savant ait pu retrouver est datée de juillet 1203; le nom de lieu s'y présente avec la forme moderne; et M. Bourquelot n'avait pu découvrir aucun renseignement sur l'existence de Chàteaubleau à l'époque des Carlovingiens. D'un autre côté on trouve aux portes de Paris, c'est-à-dire dans le Domaine, et par conséquent sur Fune de ces terres où Raoul a plus particulièrement émis ses monnaies, une localité dont le nom offre une frappante analogie avec la légende du denier en discussion.
Mansionale-Blaviim, aujourd'hui Blanc-mesnil (village du . département de Seine-et-Oisc ; canton de Gonesse), situé près du Bourget, est cité dans une charte du commencement du xu^ siècle; mais cette citation même rappelle une existence plus ancienne. En U30, Louis le Gros voulut mettre fin aux rapines qu'un certain miles, nommé Pierre de Alveio, com-
(1) Bullet. de la Soc, des Antiquaires de France^ 1858, p. 1û6 et suiv.
mettait à l'exemple de son père sur mie propriété dépendante de Saint-Vincent de Senlis, et il le cita devant son conseil pour s'entendre reprocher divers méfaits, particulièrement le goût trop vif qu'il manifestait pour les bestiaux d'autrui.
« Ludovicus Francorum rex notum facio quia in terra
Beati Yincentii Silvanectensis quœ Mansionale Blavum nuncupatur, miles quidam nomine Petrus de Alveio quasdam injustas consuetudines ex paterna ha^reditate possidebat, et paternaî culpaî culpabilis hseres esse non formidabat; hospites enim illius terrœ pro voluntate sua ad curiam suam vocabat, indebitis obsequiis urgebat, boves corum, porcos, arietes, et caetera quasi ex consuetudine sua violenter rapiebat , praedictamque terram vexando et vastando , hospitibus et hospitiun possessionibus nudabat, etc. » (1).
Le miles Pierre, touché de la remontrance, abandonna tout ce qu'il détenait injustement, promit de renoncer à ses usages illicites, et fit confirmer ses engagements par Hersende, sa femme, Raoul et Gautier, ses fils, Mathilde, sa fille, et Philippe, son frère.
Entre le règne de Raoul et la rédaction de la charte de Louis le Gros, il s'est écoulé, 'à la vérité, près de deux siècles; mais on rojnarquera que les faits incriminés dans cet acte, sont déjà anciens.
La localité était-elle assez importante pour qu'on y ait battu monnaie? La question est fort obscure. Il s'agit d'une monnaie dont on ne connaît qu'un exemplaire , ce qui ne semble pas impliquer une émission abondante. Morienval , où Charles le Chauve a fabriqué bon nombre de beaux deniers, est un village et n'offre plus de vestiges de son habitation royale; à une petite distance de Blancmesnil, le village deYer, moins peuplé <iue Morienval, représente ce Vemum où les premiers Carlovingiens ont signé des diplômes, et près duquel est peut-être né Charlemagne (2).
(1) Gallia Christ,, t. X, instrumenta, p. 212.
(2) Voir a ce sujet les remarquables mémoires de M. M. Polain, membre de TÂcadémie de Belgique, intitulés : Où est né Charlemagne? Quand est né Charlemagne? Bruxelles, 1836, iu-S».
DENIER liNÉDlT DU ElOI RAOUL. 63
Dans lo nom deBlaacmesnil, ]a seconde partie est l'allération bien conçue (on en peut citer plus de cent exemples) du mansionale (parva numsio) devenu d'abord Mansiouik, puis Mesmle. Ce qui est plus singulier, c'est que Blanc est dérivé de Blavus ou Blavum. On doit admettre une "forme intermédiaire BUnm (prononcée comme Laon], et croire que l'addition du C s'est produite à une époque où l'on en était arrivé à ignorer complètement l'origine du nom. C'est ainsi que très récemment le nom de Celles-sur-Chcr est devenu Selles; cl que l'on a domié le litre incompréhcnsiMe de SaùU-André-des- Arls à une rue de Paris, qui jusque-là nous avait rappelé la vieille égliHC de Saint-André cl les arcs hospitaliers de son porche.
LE JOCONDALE
(Extrait du tome XV (nouvelle série) de la Revue numistfiutiqtie,
1874-77, pp. 110-112.)
Le dictionnaire français-anglais de Cotgrave, imprimé à Londres en 1660, sous ce titre : A dictionarie oftheFretich andEnglish tongues, compiled by Randle Cotgrave (pet. in-fol'), contient, au mot Jocondale, cette traduction : «. A DoUer, a pièce of mony worth about 3 s. sterl. » Ainsi donc, à s'en tenir à ce seul renseignement, Jocondale serait le nom français d'une monnaie de Tespèce des Dater ou Tlialer. On nous a demandé quel pouvait être le type de cette monnaie et d'où provenait son nom. Nous croyons qu'il s'agit des grands écus frappés au xvi" siècle par les comtes Schlick. De même que, sous l'influence du flamand, on a fait rixdale de Reichsthaler et léondale de Lœwenthaler, on aura, dans le même système de corruption ou d'arrangement, donné le nom de Jocondale au Jochenthaler ou Joachimsthaler, ainsi appelé à cause de la ligure de saint que cette monnaie représente.
Si l'on ouvre le placard d'Anvers , imprimé par Christophe Plan tin en lo75, sous le titre de Dongheualueerde goudenende siiueren Mtinte, etc., on verra (au feuillet K vi, recto), sous le titre de daler van Bohemen, deux écus portant les dates 1525 et 1526 et dont voici la description :
LVDOWICVS PRIM.D.GRACIA REX BO, et LVDOWIC.PRIM. DEI GRA.REX.BOEMIË; lion couronné rampant, armes du roi de Bohème.
LE JOCOîSÛALHr. 65
1^. AR.DOMI.SLI.ST.Z.FRA.COM.D.BA., ci AR.DO.SLIC.STE. ET.FRA.CO.de. BA. (arma dominorum Sliconum, Stephani et frairum comitum de Basano) (1); saint Joactiim debout appuyé sur un bâton , et ayant à ses pieds Técu des comtes Schlick; dans le chan^p, S.l. (Sanctus Joachimus). On trouve cinq variétés de cette pièce dans le placard de Leipsig, imprimé en 1572 (pages 8 et 9), deux variétés dans le placard de La Haye (in s'Gravenhaghe) imprimé en i 595, par Heyndricksz (feuillet Gij, recto), enfin cinq variétés dans \e New Mûnzbiich imprimé en 1597 à Munich, par Adam Berg (feuillet 41 , verso). Kœfaler, dans ses Mûnzbelustigimgeii (XVI® vol., 1744, p. 49 et suiv.) a donné la description des écus des comtes Sclilick, et Ton trouve aussi beaucoup de détails sur ces monnaies dans Touvrage de Voigt : Beschreibiing der bisher bekannten Bœhmischen Mûnzen (vol. II, 1772, p. 361 et suiv.; vol. III, 1774, p. 142 et suiv., 201 et suiv., 247 et suiv.).
Madaï leur a consacré une page dans son Vollslœndvjes Thaler-Cabinet, 1763, 1. 1, p. 602, n» 1870.
Le Joachimsthalcr fut imilé par divers princes cl le nom s'étendit à des espèces émises par d'autres que les Schlick. En France, au xvi° siècle même, on ignorait Tétymologie de Jocondale. Aussi voyons-nous ce nom appliqué à des Ihalers portant toutes sortes de types (2). Ainsi, dans V Ordonnance du Roy pour le reiglement général de ses monnoies (Paris, may 1572), on voit :Iocondalles de Ilungric, Saxe, Baviercs, Cleves, d'Ousl, Wcerdt (feuillet F. rv, verso), et plus loin : autres locondalles de Hongrie, Scafhousen, Hamc, Magunce etUlme,... de Hernord («>), Soleurre et Melchdelbourg; autre locondalle de Mansfeld (feuillets G u, verso ; G ui, verso; et G iv, verso). — Dans YOrdomiance du Roy contenant le cours, poix et pris
(i) CVsi la traoscriplion de M. Rrichel, appuyée sur des monnaies de sa collecUoa. aujourd'hui au musée de Saint-Pétersbourg. (V. Die Reichelsche Mûnz' sammlung^ t. III, 1842, n«»» 1266 d 1310). Kœhier, suivi par divers autres, a écrit Slicniorum,
(2) Jean. Georg. Waclitcr, Glossarlum Germankiun^ Leipsig, 1737; col. 1680, Tliaier, moMctamaximaGcnnuuia;, omnium conscnsu sic dicta quasi valtensis, quia primi (ut fcrunl), Ihalaû in vallc Juacliimica Bohemiic cusi.
6fi
LK JOCONDALi:.
donné par ledit Sieur aux escuZ'Sols^ etc. (Paris, 1573), on retrouve les mêmes mentions, sauf que la pièce de Mansfeld est remplacée par un jocondalle de Liège. Dans V Ordonnance du
Roy (Lyon, .1577), nous voyons locoudalcs de Hongrie
Amesterdame, Halberstat (p. 91, 94, 98); le nom paraît ici avec un seul L, comme dans le dictionnaire de,Cotgravc. Ce nom avait donc pris rang dans le vocabulaire français, et l'on s'étonne de ne pas le rencontrer dans le Traité des monnoies en forme de dictionmiire d'Abot de Bazinghen (1764), et dans le Recueil des monnoies de Salzade (1767).
ALFONSE DE l'OHTlJOAL
(Extrdil du louie XV (nouvelle série) «le la Hccue numhmalique, 1854-77,
pp. lil-loO.)
Lorsque Alexandre Uermand écrivait, en 1843, son Histoire ynonétaire de la province (VAi*tois et des seigneuries qui en dépendent j il s'exprimait ainsi dans le chapitre relatif aux comtes de Boulogne : « Les successeurs de Renaud (de Dammai'tin) ne laissèrent sans doute pas tomber en désuétude les droits monétaires des comtes de Boulogne, et Ton retrouvera probablement des monnaies de beaucoup de ces comtes, dont Fusage de frapper monnaie n'est pas encox*e constaté. Il serait par trop étonnant que Philippe de France et Alfonse de Portugal, premier et second maris de la comtesse Mahaut, fille de Renaud et dlde, se soient abstenus d'émettre des monnaies boulonnaises marquées de leurs noms. »
Une monnaie d' Alfonse de Portugal a été retrouvée. M. Christian Jùrgensen Thomsen , directeur du musée des antiquités du Nord, à Copenhague, étant mort en 186S, la collection de médailles qu'il avait formée fut vendue aux enchères, à l'exception des séries relatives au moyen âge, qui furent, quelques années plus tard , achetées par une association de grands propriétaires danois, et furent données par eux à l'État, à la condition qu^ou en dresserait un catalogue. Ce travail a été confié à un jeune antiquaire , M. Kr. Erslev, Unpremier volume a été publié en 1873, et j'en dois un exem-