na
iT'iin^
Judith, fille de R. Sch.
'♦iSi'»
Nnaer
Schabbathaï Hal-lévi,
py
iaD:c;
qui partit [pour le jardin] d'Éden
Mus. des Thermes. — Carmoly n* 3. — LuzzaUo n*» 2. — Catal. 192;».
— Guilh. n*» 1.
M. Luzzatto, qui, du reste, a fort bien rapproché dans sa copie les deux parties de cotte stèle aujourd'hui encore séparées, n'a pas exprimé les caractères allongés que contient l'épitaphe de Judith. On observe dans nos épitaphos (n®* III, X, XI, XII, XIII, XXXV) d'autres exemples de ce système, qui rattache les inscriptions lapidaires à l'écriture des manuscrits.
xxxn
n^'^lID" Notre précepteur
^NTl^'- Jéchiel..,..
py uV ■ pour le jardin d'ftden
^^^ ..... trois.
Mus^'p dos Thermes. — xin* si«'cle.
La mutilation de cette stèle est fort regrettable. Lo titn» •uniQ, qu'on a déjà vu figurer dans l'épitaphe n** XVIII, et qui parait ici avec la forme pleine i:ma, indique un rabbin, et tout naturellement dirige la pensée vers lo célèbre Jéchiel de Paris. M. Luzzatto dit que ce personnage important mourut en 1268. Mais il ne cite pas ses autorités. M. Zunz mentionne la date i 2S2 comme se rapportant à l'existence de ce théologien (1). En supposant, d'après les données qu'offre notre pierre, que l'inscription se terminait par n')):::; ^hir n:tt?,
(1) Ziir Gesch, und Liter., p. 39 « Um 1252; >» « nnmentlich R. Jéchiel h. Joseph (1232) an, » p. 87.
le R. Jéchiel serait mort en 5013 = 1253. — La leçon 8030 conduirait à 1270.
[bawv 13 a
xxxin.
[C*estla] stèle sépulcrale
[fie R. Jaco]b, fils de R. Schémourel],
....... parascha Vaïetzé,
qui partit pour le jardin d'Hden
... du comput. Son âme soit dans le faisceau des vivants.
Musép dos Thormes. — xui* siècle.
-iiap
pns'»
iplnx"» 1
. . .sépulcrale . . . Ishac [fils do] . . . R. Ishac .. .qui partit... .
Musée dos ThenueB. xiii« siècle.
mo mwp
n: dv py ]}b oibV
C'est la stèle
stipulerais de dame
Margalith, fille de R.
Hézékiah, qui partit
pour le jardin d*Éden, le 1«' jour (dimanche)
de la parascha Beschalab,
du comput.
Mns. des Thermes. — Carmoly, n* 4. — Luzzatto. n" 4. — Cntal. n" i927,
— Guilh. no 3.
Le nom Margalith ayant lamemo signification que [xa^vapitr^; a pu être en usage chez les Juifs indépendamment de toute influence étrangère ; mais, si la femme dont on vient de lire Tépitaphc est née après le mois de mai 1234, on pourrait croire qu'Hézékiah a donné à sa fille le nom de la reine Marguerite, qui, en sa qualité de Provençale, devait se montrer bienveillante pour les Juifs.
RECUKILLIKS ET PUBLIÉES PAK M. F. DE GLILHEHMV. i2o
hOBaltr nerO^ahl H'^s de] R. Mosché, qui
N DP py ub P^"*" le jardin d*É(len,le 1*' jour [dimanche («te) ....3^0 nC^lD ^® ^* parascha Miscbpalini.
Musée des Thermes. •— xiii* siècle.
[nalSD n>CT C'est la stèle
"•^M DID ^® dame N [fille de R.]
ImOlSiCT in David, qui partit
... «^5^ ^ QV ^6 6* jour [de la paraschaj Vuïera
...|S7 n^K .. .du sixième mille
Musée des Thermes. — xiii" siècle.
Dans le syslème de date employé ici, d*ailleurs bien connu par d'autres inscriptions, on indique les années du sixième mille commencé. Si Tépitaphe se terminait par cette notation ^XTC ^hnh N n:c (l'an 1 du sixième mille), elle aurait été gravée en 5001 = 1241 ; c'est là, par conséquent, la limite supérieure. Mais la limite inférieure resterait théoriquement tout H fait vague. On peut cependant remarquer que la forme des caractères atténue l'incertitude occasionnée par la mutilation du texte.
m ...dame...
an:n: fille du nadib (libéral) >lVn -» Hal-lévi.
Musée dcrt Thermes. — xnr siècle.
Le trait horizontal qui subsiste avant le titre Hal-lévi appartient à un 2 ou à un i. Le nom d'homme était donc probablement Jacob ou Méir.
nr[3l fdle(?)deR.
'rMX^nOi Natronaï [qui partit]
]1^ P*? ï^^^ le jardin d'Éden
rit2?"lS ^^ 1* parascha
Musée des Thermes.
126 INSCRIPTIONS DE LA FKAxNCE,
Le même nom dans une inscription de 1243 à Worins i Levysohn, p. 91, n^ 58. — Cf. Zunz, Gesch,, p. 80 et 323).
T^yilû D>C[T] C'est la stèle. . . , .
• • C;^ ^NilllOil *le Natronaï Is[raeP, .... c?DC? • • • [fils] de R. Schimschun .
Musée des Thi*rme.s. — xiii» siècle.
D n>CT C'est la «lèle
"^^ niD de dame N[oéini] ,
[^IKIDC? [fille de] Schémouel
Tî
Musée des Thermes. — xiii« siècle.
Le fragment de lettre qui suit le noun semble appartenir à un V. En conséquence, il est presque certain que la défunte se nommait ^oyj Noémi,
XLU
mî3 i • . • . ... [stèle] sépulcrale . . .
pnn^ j. • • • [Schabbath]aï le hazan
^DD3 • ■ • • • • partit . . .
C?"1D \ Q[V]-« 1® sixième jour (vendredi) de laparascha.
Musée des Thermes.
Le jambage du n qui précède le ^ de la seconde ligne indique suffisamment le nom ^nitt?. (Cf. Gal-Ed de Caïman Lieben, p. 30, n« 77.)
Voir, au sujet du llazan d'Alexandrie cité par le Thalmud, Ad. Neubauer, la Géogr. du Talmud, Paris, 1868, p. 407. — A la note de Baratier sur Schémouel hazan de Lunel, au xn^ siècle {voy. Benjamin de Ttidèle^ 1734^t. I, p. 9), se rattache un fait bibliographique fort curieux, ce mot gazan ayant été introduit dans le texte, en 1583, par l'imprimeur Israël Sifronî, pour servir de signe distinctif aux éditions altérées par la censure allemande. (V. E. Carmoly, Notice hist. sur Benjamin cfe T., 1852, p. 16.)
KECLKILLIES ET PUBLIÉES PAK M. F. DE GUILHERMV. i27
\Lill
h]3 nr>hv
Schelomô, tils de H.
Jacob Is[rael]
pour le jardin d'Éden, le. . .jour du [comput;... ..
Musée dt*s Thermes. — xuio siècle.
n3S[Dl [C'est] la stèle (*«} rrn sépulcrale
*7K1D[t?] A^ R» Sché]niouel
Ti^)SOi\ [fils de Mojsché.
Musée des Thermes. — xiii^ siècle.
p pC^DCT Sciiimschoii, tils de R.
^ pUDe^ Schimschon, qui
'» V n Musée des Thermes. — xuic siècle.
1^13") ain IliniDJ «^t^e précepteur, le ducte R.
mODJCT Elle partit,..,.
ncriD ^ nihl Je 4* jour [mercredi] de la parascha.
Mnsée des Thermes.
Fragment de Tépitaphe de la temme ou de la fille d'un rabbin; voir, pour le titre 7:Ta, les inscriptions n'* XVIII et
XLVU
stèle
...dame
fille de R.
qui partit
. . .jardin d'Éden
Musée des Thermes. — xnic siècle.
Ce fragment d'une très grande stèle se recommande par la beaulé des caractères, hauts de 12 centimètres, exécutés avec un soin remarquable, et qui constituent un spécimen paléographique important. Envoyant cette inscription, comme celle qui contient les noms du rabbin Schélomô b. Jéhuda (n"" XVIII), on comprend Tattrait que de si beaux textes avaient pour le célèbre calligrapho Geofroy Tory.
XLvni
inxr^t? ISn (•; [paraschaj Tetzavé, l'an onze (?)
hiiftlD 'IS^T . . .du comput. Son àme soit dans le faisceau
des vivants.
A. M. 6011 = janvier 1251 (?) — Musée des Thermes.
XUX
1D py ]jh pour le jardin d'Édeii ; parascha niC? ^n^l Vaïhi, l'an......
n OIbV du comput.
Musée des Thermes, xiiio siècle.
Après avoir reproduit la traduction de quelques inscriptions juives de Paris, M. de Guilhermy indique brièvement d'autres monuments de Tépigraphie Israélite; il cite, outre autres, nue stèle conservée dans Téglise paroissiale de Limay, près de Mantes, portant, dit-il, « Tépitaphe d'un rabbin qui mourut Tan 5101 de la création, 1341 de Tère chrétienne. » Cette mention n'est pas seulement insuffisante, elle manque d'exactitude. Le monument auquel il est ainsi fait allusion mérile une attention spéciale. Ses dimensions sont extraordinaires. La pierre mesure l^.TS cent, en longueur, GO centimètres en hauteur; Tinscription est gravée en beaux caractères de 12 centimètres.
(( Les divers historiens de Mantes, dit Armand Cassan, dans une Statistique de l'arrondissement qui n'est pas dépourvue d'intérêt (1), assurent que César passa près de cette ville lors-
(1} statistique de l'iwrondissement de Mantes, 1833, iu-S<>f p. 213 et 329. Les historiens dont parle M. Cussau sont probublemeot Chrétien et Desbois, au-
qu'il vint de Beauvaîs à Chartres; ce qui le prouve, ajoulenlils, c'est une pierre servant de clôture au cimetière de Limay, pierre toute gravée de lettres syriaques par Texplication desquelles on découvre qu'un capitaine de l'armée de Jules César élant décédé à Limay/ un de ses domestiques l'inhuma en ce lieu et fit mettre sur son tombeau la pierre où est Tépitaphe de son maître, qui s'appelait Joseph et était Syriaque de nation. » Il n'est pas inutile de rapporter cette légende; car elle montre de quels nuages les documents historiques ont été enveloppés. Au reste, Cassan n'y ajoute pas foi. La tradition, suivant lui, est erronée ; l'inscription est en hébreu et non en syriaque; ensuite, elle contient Tépitaphe d'un rabbin juif nommé Meyer, mort l'an S 100 de la création, c'est-à-dire en l'an 1100. Plus loin, il précise cette date, qu'il exprime ainsi : « le troisième jour du samedi de l'année 5101 delà Création. » L'auteur de Idi Statistique ne nous dit pas qui lui avait procuré celte traduction incohérente; mais il paraît vraisemblable qu'elle a servi de guide à M. de Guilhermy, qui en accepte la substance tout en remplaçant l'année 1100 par la date 1341, qui, en effet, correspond h l'an 5101 de l'ère juive.
L'histoire du capitaine syrien de Jules César, inventée par quelques beaux esprits du xvni'* siècle, a, dil moins, eu pour effet d'arracher la stèle juive à une destruction immédiate. Transportée, en qualité de monument historique, dans l'église paroissiale d'un faubourg de Mantes, elle a été fixée contre la paroi intérieure du portail, près du bénitier. Mais l'humidité de la muraille, à laquelle un scellement l'a rendue adhérente, la pénètre et la ronge depuis près d'un demi-siècle, en sorte que la surface, exfoliée, ne laisse plus, en divers endroits, apercevoir que des traces de caractères. Nous avons pu constater tout récemment, avec un vif regret, cet état de dégradation, en coUationnant une copie du texte hébreu que, heureusement, nous avions faite, il y a vingt ans, et qui nous permet ' de placer ici une fidèle reproduction de l'original.
leurs de Mémoires historiques, manuscrits, conservés à la Dibliothèque de Alautea.
t. VI. 9
13 I^ND '•3") ri3SD riKT ^ ®sl la slèle de R. Méir, fils du docte 2 DV3 "lOB^e? in^bîC ^3T ^' Éliah, qui partit le 3« jour (mardi) sVîCn DW 3?^'lTn nc^lD ^^ l*^ parascha Tazria, l'an cinq mille S S T DIdV Q^JC? ai ^''^is des années du comput ; que sa '
mémoire de juste soit bénie.
/ A. M. 5003 = 17 mars 1243. — Église de Limay.
Les grandes dimensions du monument annoncent qu'il a été consacré à la mémoire d'un personnage important. Ce personnage était-il seulement un homme riche, ou bien a-t-on voulu honorer en lui le docteur éminent, le savant rabbin.
Si Ton compare Tépitaphc de Méir à celle du rabbin Schélomô b. Jéhuda (n° XVIII), gravée en 1281, on sera disposé à ne voir dans le premier qu'un membre notable de la communauté (1). Nous devons dire que les savantsjsraélites, interrogés par nous à ce sujet, ne sont pas tout à fait d'accord. Notre curiosité n'était pas purement théorique ; elle avait pour cause le souvenir d'un article inséré par M. £. Garmoly dans rUnivers Israélite de 1831 et intitulé: De quelques rabbins français du moyen âge, d'après les ouvrages originaux (2).
Jacob de Provence, dit le savant rabbin de Bruxelles, est un de ces docteurs français dont les biographes n'ont point parlé ; il était originaire de Paris, fils de Rabbi Méir et petitfils de Rabbi Éliah. Une note de R. Ferez sur le Semak nous apprend qu'il assistait aux funérailles du célèbre Ishak de Dampierre, mort au commencement du xni" siècle.
La bibliothèque bodléienne d'Oxford possède un opuscule kabbalistique sur l'époque de l'arrivée du Messie, que l'auteur fixe à l'an 1257. On y lit à la fin cette mention: « De la bouche du docte Rabbi Jacob de Provence qui l'a reçu de son père Rabbi Méir; Rabbi Méir l'a reçu de Rabbi Éliah son père, de Paris, celui-ci de son maître et ainsi de suite jusqu'au dernier prophète. »
(1) Il faut remarquer que M. Zunz admet un titre aussi simple pour un très célèbre rabbin, « Jechiel b. Joseph; sicher derselbû Ist y^ 7X^11^ '1 3in« » Gesck. und LHer, p. 89.
(2) L'Univers Uraélite, ?• année, Paris, 1832, p. 461.
On le voit donc, si Tassimilation de Méir b. Ëliah, de Limay, avec le père de Jacob de Provence était admide, on pourrait déterminer exactement la date de la mort d'un homme considérable dans la science; et la grande stèle du xni' siècle prendrait rang parmi les documents de Thistoire littéraire. Les érudits spéciaux trancheront la question soumise à leur sagacité.
Pour établir exactement la concordance des jours indiqués au moyen des sections du Pentateuque, lues pendant le cours de Tannée mobile des Juifs, avec des jours de Tannée solaire occidentale, le calcul est insuffisant. Il faut encore prendre en considération certaines obligations religieuses. Suivant Tannée, la section correspond à une date plus ou moins avancée du mois hébraïque. Il en résulte un calendrier que le Talmud appelle un mystère (1). Afin de réduire en quantièmes de mois occidentaux les jours de paraschot marqués dans les inscriptions, nous avons eu recours à Taide qu^a bien voulu nous prêter M. Becr Goldberg. Le savant traducteur de Daniel le Babli a dressé des tables de concordance très complètes, dont lapublicalion serait assurément fort utile.
Post-scriptum. Au moment où nous livrons la fin de cet article àTimprcssion, M. Jules de Gaulle, avec une obligeance dont nous ne saurions trop le remercier, nous envoie la copie de Tinscrîption de Denise de Maizières (v. plus haut, p. 91), telle qu'il vient de la retrouver dans le Cartulaire de Saint- Denis de la Chartrej conservé aux Archives nationales (LL. 1399). Cette copie du xvn** siècle n'est pas très fidèle ; elle offre non seulement des lacunes, mais encore des substitutions de mots et de fréquentes altérations dans Torthographe. Mais elle a cela de précieux que, ayant été exécutée à une époque où la pierre était encore dans Téglise, on y trouve les premières et
{{) Synhédrin, I, V. Moïse Schwab, Almanach perpéttiel hébreu- français f p. Xlé •
dernières lignes, qui sont maintenant détruites, et dont voici la teneur:
Au commencement : « Les marguilliers de la fabrique de Saint-Lcu et Saint-Gilles en l'église de céans [de Saint-Denis de la Chartre] sont tenus de faire dire... »
A la fin : « Ainsi qu il est à plein contenu es lettres de convention sur ce faictes et passées soubs le scel de la Prevosté de Paris le mercredy 18* jour d'avril 1494 après Pasques. Laquelle trespassa le 2* Jour de juin en l'an dessusdit. »
Il est bien entendu que l'orthographe de ces passages appartient au copiste du xvn« siècle. Les mots entre crochets paraissent être une interpolation de ce copiste.