‹ Œuvres de A. de Longpérier (volume 3)Chapitre 38 sur 157 · XV · texte numérisé non relu

XV

A. M. 5031 = 1271. — .Mus. dfi» Thermes.

Le nom de la défunte commence par les caractères ^k suivis d'un fragment de lettre. On pourrait y chercher hiva, Yezebel, peut-être plutôt comme imitation du nom français Isabelle, que comme un souvenir de Todieuse épouse d'Achab.

xvu

3SDnS [CVst] la stèle

*?DP ")13pn sépulcrale de dame

21 n3 n^ni^D Floria, fille de R.

(lie) n"1D3C? pns^ Ishac, qui partit

1B ) UV py ]}h pour le jardin d'Kden, le 7c jour (samedi)

de la parascba

D2V TlhV2 Beschalah, Tan

•[dlsbSCD 41 du comput.

A. M. n04i =li décembre 1280. — Mus. des Tiiennes.

Dans le verbe T\yc^2 le lapicide a oublié un c Nous plaçons cette inscription avant celle du rabbin Schélomô, fils de Jéhuda, parce que, dans les années communes, la section Beschalah précède de cent soixante et un jours la section Korah.

113p naSD ntCî C'est la stèle sépulcrale

^31 217) lilID (le notre précepteur, le docte R.

lilID p n'obu Schélomô, fils de notre précepteur,

rmn^ ^y^ 3in le docte R. Jéhudah,

p3? pV ")ÛD3t!? qui partit pour le jardin d'Éden,

mp 'D mv UV le 7e jour (samedi) de la parascha Korah

'K'D 'D^D^K 'nr^C? de l'année 5 mille Ai

'^'n'i'rï'n'h'l OIbS ^u comput. Que sa mémoire soit pour la vie du

't}'2'ÏI> monde futur.

Son âme soit dans le faisceau des vivants.

A. M. noil = 24 mai 1281. — Mus. des Thermes. — Carmoly o* 1. — Lnzzatto n"* 1. — Catal. 1924. — Giiilh. p. 710.

Cette inscription est admirablement gravée sur une stëlede 1",10 do hauteur. Elle a été expliquée avec tant de soin par M. Luzzatto, qu'il est inutile de la commenter de nouveau. Il suffit de rappeler que les titres donnés à R. Schélomô indiquent sûrement sa qualité de rabbin.

qui [partit

•Kor

le 1" jour (dimanche'

l'an cinq

A. M. 5046 = 1286. — Mu.«. des Thermos.

Le fragment do caractère qui suit le mot année appartient à un n, initiale du nombre d^s^n nur^sn emporté avec la pierre.

RKCURILLIKS KT PUBLfÉKS PAR M. F. I)K Gl ILHKUMY. HO

hlODjtET qui partit

K3n 't'2 DhM ie 5« jour (lundi) de la parascha Tabo,

'O'D n:[C;] l'an 49

dE^l ^^u comput.

A. M. 5049 = 29 août 1289. — Mus. des Thermes. — Luzzntto, ir 8. —

Catel. n« ^931. — Guilherrav, n» 7.

>f . Luzzatto avait pensé qu'on raison do sa date cç fragment méritait d otro publié. C'est parce que nous partageons complètement cette opinion que nous n'avons voulu laisser do côté aucun document chronologique.

rm3p r3SD- • • stèlo sépulcrale

^ ^21 na ni[nl • . .Hanna, fille de R.

{tic) nntaBiC? L J[abo]sch (?) qui partit

za Ê 5C DV ^6 l*' jour (dimanche) de la parascha. . . C?Dn n2V ^'an <^i"q [mille] D^C?D[n D^s'?Nl cinquante.

A. M. 5050 = 1290. ~ Mus. des Thermes. — Luzzatto n° 6. — Catnl. 1929.

— Guiih. no 5.

A la quatrième ligne, le caractère s, initiale do parascha, est suivi d'une sigle (pout-elre Si, Balaq.)

. . . . .^ \.j est .•••■.••*..«*•

h]33py^ de Jacob, fils de H.

ntalD^t^apy» Jacob, qui partit

• •DV py pS pour î<* jardin d*Kden, le. . .jour

K2 nSc [^^ î* parascha] Schelah, .51.

A. M. 5051 = mai 1291. — Mus. des Thermes.

^inscription n'ayant pas souffert du cAté dostAtosde lignes, on doit lire le nom de la parascha : Schelah-lekha. Dans les inscriptions mutilées comme le sont celles que nous étudions ici, il est parfois assez difficile de distinguer les paraschot Vavischlah, Boschalah et Scholah-lokha.

i20 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE,

xxin

3'p naXD nXT Ost ia stèle sépulcrale ^3in npy^ m de R. Jacobi fils de R. lîÛDiD Dm3K Abraham, qui partit 'ID '3 DV p5^ p*? pourrie jardin d'Éden, le 2« jour (lundi)

de la parascha.

taicV K^ HjCT mp Korah ; Tan 51 du comput.

A. M. 5051 = 28 mai 1291. — Mus. des Thermes. — Carmolv n» 2. — Luzzatto n" 3. — Catal. 1926. — Guilh. no 2.

M. Caroioly avait lu le nombre n^ (onze), ce qui faisait dater

le monument de 12S1. C'était la tèle du 2 qu'il prenait pour

• un \ Mais^ après avoir fait une empreinte de celte date, nous

ne pouvons conserver aucun doute sur la leçon n: (51) = 1291.

or \iy ]}b "lOBiU Qui partit pour le jardin d'Éden, le l**" jour

ri3C? 2V^^ nC^ICN (dimanche) de la parascha Vaïescheh, Tan

/ D^rCI D^dVj< nC^Dn («•«) cinq mille et soixante.

A. M. 3060 = 15 novembre 1299. — Mus. des Thermes.

D^ntt? est une forme intermédiaire entre le chaldéen et l'hébreu.

py . . . pour le jardin d'Éden . . .

"In^W K^Z Iparascba] Naço, Tan

•11 D^D^Nln] l^] ™i^^® et [cinquante j

lîÛ'IDl'? 1^H^ ^t un du comput.

A. M. 5051 ou 509i = 1291 ou 1331. — Mus. des Thçrmcs.

Ce fragment de stèle est mutilé de telle sorte, qu'on ne sait, au premier abord, si le dernier caractère de la troisième ligne est le chiffre 'i (100) ou un n, initiale de D^^an (cinquante), plutôt qu'un n, initiale de D^ycn (quatre-vingt-dix). Après examen, il semble plus probable que la ligne se terminait par un nombre écrit en toutes lettres, à savoir cinquante ou quatre-vingt-dix. La forme des caractères peut faire pencher la balance en faveur de la date 1291.

RECUEILLIES ET PUBLIÉES PAR M. F. DE fiUlLHERMY. 121

par ]J^"'n p 1 ons^Kn]

. . . .La stèle sépulcrale ....fille deR.

^K^n^") J- • (femme de] R. Jéchiel

.le jardin d'filden

. .5 mille et 105

A. M. 5105 = 1345. — Mus», municipal de Thôtel Carnavalet.

La seconde ligne contenant déjà le mot na (fille), lo fragment de r qui se remarque au commencement de la troisième ligne ne peut appartenir qu'au mot n^K (épouse). On a vu plus haut une semblable mention dans Tépitaphe de Jocabed femme do R. Ezra {n? 3). Les épitaphes relevées en d'autres villes en fournissent d'ailleurs divers exemples.

Après la série des monuments datés, nous placerons dans l'ordre alphabétique ceux dont nous avons encore à constater Texislence.

XXMI pi3^... Abiq

(*.c) jiDtrn-.- Mui». dee Thermos, xui« siècle.

xxvni

*7D1 JHK^^ . . .de la pieuse et docte [clame]

riK^j'ja Belnia [fille de]

hllK^^Cr 1 ï^' Schnéor

[]l]:f ]}b ' .pour le jardin d'Éden.

Musée des Thermes, xm^ siècle.

Le terme hnt (timens) est biblique. La première ligne, dans l'état de mutilation où elle se trouve réduite, est d'interprétation difficile; nous l'avons soumise à la pénétration de M. Joseph Halévy. Le savant explorateur de l'Arabie complète le dernier mol nTOSn. Et quant au premier, riKT, son état construit lui fait supposer que le nom deDieu, qui devrait le suivre, a été omis ou sous-entendu, en raison de l'impureté légale

dont la pierre sépulcrale était frappée. Belnia est encore un nom européen présentant la terminaison hk, au sujet de laquelle voir plus haut l'article de Floria (n° X). Quant au nom de Schnéor {s€7iior), fort usité au moyen âge, voiries épitaphes du cimetière de Worms datées de 1091 et de 1310, et la remarque de M. Levysohn [Sechzig epitaph.,^. 42 et 8S). M. Zunz cite une inscription de Ralisbonne datée de 1297, présentant le nom de Menahem b. Schnéor (1).

Un second exemple du nom de femme Belnia nous est fourni par un grand fragment de pierre tumulairo, provenant de Meulan, dont nous insérons ici la descriptioil à titre de comparaison.

SDDNÎ ^'^st la stèle

hrla HK^ibn ^^ Belnia, fille [de R.l D^e^ Schélomô.

Mus. national de Snint-Germain-en-Laye.

La pierre est fort grande et fort épaisse ; les caractères de rinscription ont de huit à douze centimètres de hauteur. Leur forme est très ancienne, et paraît remonter au commencement du xu* siècle. Le n final de Schélomô n'a jamais été gravé ; le champ est lisse au point où il devrait se trouver. La transcription Belnia est provisoire; ce nom peut être un féminin de Balan, Balain, Balian, nom qui appartient au xn* et au xm" siècle.

• SD nXî C'est la stèle . . ,.

InUn frÎD ^^ dame Hanna [fille de R.]

•0 >)D15 Joseph

[miSlDiC? qui partit [pour le jardin"] ...py ftden

Mus. des Thermes, xiir siècle.

Si cette stèle n'était pas brisée par la moitié, ce qui enlève

(1) Zur Gesch. und Liler.j p. 408; et p. 119 divers personnages portant h* nom de Schnéor, parmi lesquels un Israélite de France.

RECUEILI.IKS ET PUBLIÉES PAR M. F. DE GIJILHERMY. 123

toutes les fins de lignes, on aurait sans doute Texplication du mot 1TQ qui a été tracé en petits caractères au-dessus de la seconde ligne, et qui se rapporte probablement à une correction du texte.

XXXï

onKî

C'est la stèle

mo

n-nnp

sépulcrale de dame

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