‹ Œuvres de A. de Longpérier (volume 3)Chapitre 9 sur 157 · LIS SUR LA MONNAIE BYZANTINE · texte numérisé non relu

LIS SUR LA MONNAIE BYZANTINE

simple (serail-clle pour cela plus difficile à admettre?) ; la fleur de lis est une fleur de lis. C'est l'attribut de la Vierge Marie; et c'est en l'honneur de la mëre du Sauveur qu'elle a été adoptée, tant par les rois de France que par divers autres soigneurs. Il est tout naturel que ce symbole se voie sur la monnaie et sur les sceaux des villes qui, comme Strasbourg, Reims, Paris, Florence, Senlis, etc., ont une cathédrale dédiée à Notre-Dame.

La vénération des Byzantins pour la Panagia suffit pour expliquer l'apparition de la fleur de lis sur leur monnaie dès le xn* siècle. Cette fleur deux fois répétée, accostant une croix, se voit par exemple sur des tombeaux de marbre du y^ siècle, comme ceux que renferment les églises de Saint-Ambroise et de Saint-Laurent, à Milan. Il est bien facile de constater qu'il ne s'agit pas là d*un fer de lance.

M. Vidal-Lablache a fort bien remarqué que, suivant Codinus, les empereurs de Constantinople, lors de la fête do la Nativité, à l'office du soir, se couvraient la têle d'une coifl'ure xpivti)v(a, c'est-à-dire décorée de lis. Quoique le texte de l'écrivain byzantin né précise pas davantage, il n'en est pas moins vrai que l'usage qu'il énonce s'expliquerait très bien. par un sentiment de dévotion à la Sainte Vierge.

Thèbes ou de Memphis avait inspiré aux princes français Tidée d'adopter retnblème mystérieux des Pharaons. » Adalb. de Beaumont, Orig. du blason^ 1853, cité dans ÏHist» des comtes de Forez, de Lamnre, publiée par M. de Chantelauze, t. I, p. 374, note. U s'agit sans doute de princes français qui avaient pris part & l'expédition d'Egypte avec Kléber et Bonaparte.

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