‹ Œuvres de A. de LongpérierChapitre 108 sur 173 · CONTENANT DES FRAGMENTS DE L'ILIADE · texte numérisé non relu

CONTENANT DES FRAGMENTS DE L'ILIADE

Ton est autorisé à croire qae ces ouvrages sont de la même main. Or, le savant M. Babington s'exprime ainsi en parlant du papyrus d'Hypéride : « M. Sharpe et M. Sauppe étaient disposés à le rapporter à l'époque des Ptolémées, et depuis rien n'est venu à ma connaissance qui tende à affaiblir cette opinion ; il est au moins certain que c'est un des plus anciens spécimens (one of the very earliest spécimens) de la paléographie grecque que le papyrus ait transmis au temps mod^nes (i). » J'ajoute que malgré une certaine régularité que l'on doit trouver dans les livres, et qui ne saurait exister dans les lettres ou les requêtes, on observe encore beaucoup de rapports entre récritm*e de notre papyrus homérique et celle du papyrus contenant une Récompense promise à qui découvrira deux esclaves fugili fs y )fihce à laquelle Letronne donne pour date l'an 145 avant l'ère chrétienne. Comme, d'un autre côté, notre papyrus offre des accents, on peut croire qu'il nous a conservé la rédaction d'Aristophane de Byzance, moins hardi dans sa révision que Zénodote, ainsi que l'a remarqué Yilloison, qui avait rencontré plusieurs fois dans les scholies du manuscrit de Saint-Marc cette indication : 'ÂptorcfdcviQç rfii'zv. -

Les fragments donnés au Louvre par M. Batissier appartenaient, sans aucun doute, à un volumen contenant le XYIII<^ chant tout entier. Si Ton veut se faire une idée des dimensions primitives du manuscrit, voici comment on devra procéder. Dans le premier grand fragment, le vers 475 de la première colonne se trouve sur la même ligne que le vers 518 de la deuxième colonne, et le vers 493 sur la ligne du vers 535. Mais la longueur inférieure de cette seconde colonne, qui s'arrête maintenant au vers 535, est déterminée par le fait que le vers 544, par lequel commence le troisième fragment, est un haut de page avec sa marge. La seconde colonne devait

Orations of Hyperides for Lycophron and for Euxenippus 7iow first printed in fac simile wilh a shorl account of the discovery of the original manuscript at western Thebes in upper Egypt in 1847 by Joseph Arden; the iext edited with notes and illustrations by tbe Rev. Churchill Babington. Cambridge, 1853, in-4. '1) Op. suprà laud.t p. xi-xii.

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