TRANSCRIPTION DK FRAGMENTS DE L'ILIADE
donc se termioer par le vers 543, c'est-à-dire compter huit lignes de plus qu'elle n'en présente aujourd'hui, La première colonne, qui dans l'état. actuel a six lignes de plus que la seconde, ne peut être augmentée que de deux lignes, et finissait par le vers 501. C'est, par conséquent, & la partie supérieure de la seconde colonne qu'étaient certainement tracés les 16 vers qui nous manquent pour lier les deux passages. Celte seconde colonne comprenait donc en tout : 1 6 -)- 1 8 -}- 8 vers, c'est-à-dire 42 vers. Le manuscrit était, on le voit, à peu près réglé en hauteur comme le papyrus d'Herculanum contenant le triùté de Philodëme sur la musique (1), ouvrage écrit en colonnes de 42 à 46 lignes.
Le XVIII' chant de Vliiade, se composant de 617 vers, devait former dix-sept colonnes, en comptant les titres ; et comme chaque colonne avec sa marge donne une largeur de 13 à 14 centimètres, on voit que le rouleau de papyrus aWt une longueur totale de 2", 20 à 2°,40.
Quoique peu considérables, nos fragments do VIliadeMnt précieux à plus d'un titre, précieux surtout quand on conàdère quelle grande conformité il existe entre le manuscrit lie Saint-Marc de Venise, écrit au x" siècle de notre ère, et le papyrus égyptien qui est de mille ans plus ancien.
(ij Hereuiaiumium voluminum qux lupeiiunl, t. 1, Naplea, 1793.
Inscription chrétienne de Sfax.
(Extrait da Bulletin archéologiqun de YkD^vsjex^k français, 1'« année, n» 7,
juillet 1855, p. 68.)
M. A. Espina, agent consulaire de France à Sfax (régence de Tunis), a trouvé à El-Djem, l'antique Thysdrus, une inscription clirétienne ainsi conçue :
ROGATVS PIDELISBI XITINPA CE ANNOS lin MNSII DPSTSPRI DIE KALEN PAS APRIL INDVII
Les caractères de cette inscription indiquent le vi® siècle ; les S ont à peu près la forme de l'X. On remarque le mot depositus écrit sans voyelles.
Bronzes antiques acquis par le Louvre; Vénus; Omphale; Guerrier nuj casqué.
(Extrait du Bulletin archéologique de l'knEXJBx:» frauçais, i'« année.
D«7,jm]let 1835, p. 68.)
La collection des bronzes antiques du Louvre, qui s'est considérablement accrue depuis quelques années, vient de recevoir plusieurs figures remarquables. L'une, une Vénus de 17 centimëres de hauteur, d'un travail extrêmement fin, est recouverte de la plus belle patine. La déesse, entièrement nue, touche de la main droite sa chevelure et tourne ses regards vers sa main gauche, qui est élevée en avant. Malheureusement on ignore la provenance de cette précieuse statuette.
Une autre figure de 13 centimètres de hauteur, fixée sur sa base antique de forme circulaire, représente Omphale. La reine de Lydie, debout, vêtue d'une tunique talaire que recouvre un péplus, a le front orné d*une Stéphane. La dépouille du lion posée sur sa tête, se noue sur la poitrine et couvre le dos, tandis que Tune de ses extrémités est rejetée sur le bras gauche. Ce petit monument a été trouvé en France, à Pierre (département de Saône-et-Loire). On sait à quel point sont rares les figures d'Omphale ; le musée du Louvre possédait déjà un buste de marbre de cette épouse d'Hercule; mais la figurine de bronze représente Omphale en pied et n^a pas, comme le marbre, subi les atteintes des restaurateurs; elle est d'un bon travail, dans un excellent état de conservation, et son style se rapporte à l'époque des premiers Antonins.