VAL • SYMPHORVS ET PROTIS
SIGNYM SOMNI AEREVM
TORQVEM AVREVM EX
DRACVNCVLIS DVOBVS P • CL
ENCHIRIDIYM ARGENTI
P * CCCL ANABOLIYM OB
INSIGNEM CIRCA SE NVMINIS
EIVS EFFECTYM
VSLM
Il y a deux manières de comprendre la forme de ce torques. Si Ton s*en tient au sens même du mot, on devra croire que les serpents étaient tordus, et j'ai l'honneur de présenter à mes confrères, à Tappui de cette explication, des bracelets d'or appartenant au Musée, composés de deux serpents doul les corps unis dans toute leur longueur forment une torsade.
(i) Gruter, p. 70, n» 8; Muratorii p. 141, n» 1 ; Doni, p. 28.
(2) DoDi et Maratori expliquent enchiridion par giadioius chirurgietu, et ce sens a passé dans le lexique de Facciolati. En même temps Doni oUriboe & ce giadioius le poids de 300 livresy qui conviendrait mieux à la massue d'Uereule qu'au scalpel d'Ësculape. Suivant le même érudil, Yenchiridium pèsoraii trois fois plus que le collier formé de deux serpents, auquel il donne le poids de 100 livres. Nous pensons que les poids 150 et 350 représentent des deniers oa drachmes, et que Yenchiridium est le sceptre d'Ësculape.
Cependant, si Ton ne voit dans le mot torques que l'expression générale de collier, on pourrait croire que les deux serpents étaient réunis comme le sont ceux qui forment un gi*and collier d'argent trouvé à Berthouville avec les célèbres vases de même métal que Ton conserve à la Bibliothèque impériale (1). Là, les deux reptiles constituent chacun un demicercle et sont réunis par un anneau. Un collier semblable se voit au cou du génie de la colonie de Pouzzoles, sur un fragment de bas-relief découvert dans les ruines de rancienne Rusicade^ aujourd'hui Philîppeville (2). On y remarque entre les deux tètes de serpents une grande intaille oblonguc, qui nous fait connaître l'emploi de ces belles pierres gravées dont l'usage n^est-pas toujours bien déterminé (3).
Voici encore la copie d'une bien curieuse inscription :
ISIDIPVE....
IVSSV- DEI NE
FABIALFFABIANAAVIA