‹ Œuvres de A. de LongpérierChapitre 35 sur 173 · DANS LA PROVINCE D'ORAN. H · texte numérisé non relu

DANS LA PROVINCE D'ORAN. H

forment le gigantesque linleau de cette porte. Il est très intéressant de retrouver cette sorte d'ogive dans un monument

africain bien antérieur sans contredit à toutes les ogives européennes. Ne peut-on pas voir là en qucl^jue sorte le germe de cette architecture que les Maures transportèrent en Espagne, cl qui a eu peut-être sur le style des monuments de l'Occident plus d'influence que l'on ne s'est jusqu'ici accordé à lui en reconn^tre ?

Malgré la petitesse de nos dessins, on aura pu remarquer sur la base du premier tumulus les inscriptions qui se trouvent réparties au centre de chaque pierre de taille. Ce sont des monogrammes tant soit peu barbares, do courts groupes de caractères dans lesquels les lettres romaines se mêlent à des signes qui présentent une ressemblance éloignée avec les caractères qui se voient en si grand nombre sur les rochers du mont Sinaï (l). Quoi qu'il en soil, on ne saurait attacher

(1) Béer. Sludia asialica. Lei|i9i((, 18*0, in-i". Irtsa-tptiones veteres lilleris et tingua hucusque incognilis ad monlem Siiiai mai/iK numéro serDalv ; citm labulÎ! lilkngraphicii XVI. Ce fascicule, qui olfrc le résultat de découvertcit pleloes iHatérât, devait Sire suivi de plusicurâ autres Uonl la mort prématurée de Béer

nou» a. privés.

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