APR
Caio Amatio, Caii Amati (a) (1) PatemifiUo (b) Atemino (c) œdili vicanomm (d) Agiedicensium (e) , œdili ctirxdi Senonum (f),
actori prœdiorum^ pagi tutori (g), actori L (h), quen-
quennali civitatiSy duumviro ab œris munere, prxfecto armons designatOj juveni (i) integerrimo^ Matemus Eucharisttis et Pat,r{\) Pollio Sillius (k), offictales (1) ejtis^ ob mérita posuerunt; domino nostro Decio augusto itef*um et Grato consulibus (m) ; kaletidis AprUibus.
a. — L'I qui termine le mot Amati se trouve figuré par le prolongement du jambage de la première lettre de Patenti.
(1) Les lettres placées entre parenthèses dans ce texte indiquent les renvois aux explications qui vont suivre.
b. — Fili pour filio est une abréviation singulière. Disons en passant qu'un faussaire n'eût pas osé en faire usage ; 11 final est très net. Peut-on supposer que le graveur ait oublié la tête d'un P, et que le mot qui suit soit Pateniinm? Je ne ]e pense pas.
c. — Le surnom Aterninus est un dérivé d'Aternius. Il existait à Rome une famille Âlornia, et la loi Aternia^ qui fixait en numéraire le montant des amendes payées en bétail (ou qui défendait de dépasser un certain nombre de pièces do bétail, dans les amendes), avait été proposée par C. Aternius Fontinalis. Il est probable que les Aternius de Rome étaient originaires d'Atcrnum, petite ville du Picenum, aujourd'hui Pescaire, ou, ce qui est plus douteux, d'Aternum sur le Silarus en Lucanie. C. Amatius, ou Tun de ses ancêtres, a pu être client de la famille Aternia.
(L — Le mot vicani écrit avec un K est déjà connu dans un certain nombre d'inscriptions; voyez entre autres exemples les inscriptions de villes suisses rapportées par Orclli sous les n« 324, 344, 345.
€. — AgiedicensiSy ethnique A' Agiedicum ; cette orthographe est conforme à celle de Ptolémée 'AYYjîtxsv. L'intercalation de ri après le G prononcé dur, exprime très bien le son du gamma. Dans les anciennes éditions de V Itinéraire d'Antonin on trouve Agrediciim, forme que Surita a corrigée en y substituant Agedincum^ tandis que s'il eût connu notre inscription, le savant géographe se serait probablement borné à modifier la leçon Agredicum en Agiedicum. En 1844, j'ai attribué à Sens une monnaie gauloise, depuis longtemps connue, mais qui était restée sans explication (1), quoique la légende AFHA qu'elle porte soit parfaitement distincte et facile à compléter. Cette monnaie, frappéd vraisemblablement vers la fin de l'autonomie gauloise, et par conséquent à une époque voisine de
(1) Revue numismatiqiuf, 1844, p. 163. — P. 73 du présent volume. L'aUribaiion que j'ai proposée a été acceptée par M. Akerman dans son ouvraf^^e intitulé : Ancienl coins of cities and princes geographically arrangea. Loiidon, 1846, iu-S<», p. 156, et par M. Duchalais, Description des médailles gauloises de la Bibliothèque royale, 1846, in-8<>, p. 150.