DISSERTATION SUR LES PHALÈRES
3^ Les pbalères de gemmes, devenues décorations militaires, étaient réservées aux cavaliers et considérées comme la marque distinctive de i*ordre équestre ;
4® Il est tout naturel qu'à Tépoque de César comme du temps d'Attila, les ennemis des Romains se soient fait gloire d'enlever ces insignes du triomphe. Par conséquent l'explication que M. Deville a fournie pour le type incompris des monnaies de TÂrmorique est pleinement satisfaisante (i);
S** L'appareil de courroies que nous avons nommé bricole faute d'autre terme, servait à suspendre, soit des pbalères, soit d'autres distinctions militaires, et dans les dessins de Gruter cet appareil ne porte que des armilles ;
6^ Les gorgonium de sardoine, percés en deux sens, dont l'usage était resté inconnu, acquièrent un haut degré d'intérêt, puisque ce sont là les décorations militaires des Momaiiis.
Dût-on décider que nous n'avons pas dignement traité ces diverses questions, on ne pourra du moins se refuser à reconnfldtre que nous avons rassemblé une quantité de textes et de documents qui permettra de les résoudre.
pi. 58. — Phalères croisées sur la poitrine de Gréon, Arch, Zeitung, 1847. Nouv. série, taf, 3. — Sur la poitrine de quatre amazones , BuHedno Napoie» tanOf tom. II, tav. 8; Arch. ZeiL, taf. 15 ; Annali delT Instituto arch,^ 1830, pi. D.
(1) V. des phalères de femmes, Élite des mon, céram., tom. I, pi. 29 6, 67; BuUet. Napolet,, tom. I, tav. 6 ; tom. II, tav. 3 ; Arch. Zeit. 1844, taf. 18, Phalères croisées sur la poitrine d'une femme, Museo Borbonico, tom. IV, tov. 20. ; Annali delC Instituio arch., 1832, pl. o; 1833, pi. f.