STÈLE PORTANT UNE INSCRIPTION MÉTRIQUE
ligne verticale. Enfin au-dessous de la figure on lit, sur une plinthe, Tinscription suivante :
EYcDPATHinAIIHA^OI*^ AI<8>EnAOKAMEIAEZE HHZAN.EZAKINIKHZAZ nATPIAEHHAKAEIZA
dans laquelle on reconnaît, au premier coup d'œil, et malgré quelques singularités d'orthographe sur lesquelles nous allons revenir, les deux vers :
*EÇd(xi vixi^votc icarpid* sicixXéVaa.
L'élégance du langage, l'excellente tournure des vers contrastent singulièrement avec les fautes d'orthographe que Ton y observe et qui ne consistent point seulement en échanges produits par Yiotactsme. On remarque en effet OE pour AE qui s'explique par la prononciation légèrement aspirée du A ; à la dernière ligne ETTHAKAEIZA ne peut absolument être trancrit que IxtxXéïaa, malgré la présence d'un A avant le K. Il serait difficile d'admettre que le lapicide eût commis ces erreurs s'il avait eu sous les yeux un modèle bien régulièrement écrit. Ne pourrait-on pas croire que ces vers composés à une bonne époque, ont été appliqués beaucoup plus tard au gladiateur Euphratès et tracés de mémoire par quelque artiste qui avait plus de bonne volonté que de grammaire?
Le nom primitif aura fait place à celui d'Euphratès, qui, sous le ciseau d'un poète plus habile, eût pris sans doute la forme Ej^pi^^ty];. La forme rhomboïde des 6 et O se rapporte au m"" siècle (1), et les Macédoniens de ce temps devaient, à ce qu'il semble, être d'assez médiocres littérateurs.
Euphratès, outre les deux poignards dont il est armé, tient, nous l'avons dit, une fuscina, à l'aide de laquelle les mirmil"
(1 ) Voy. Inscript. de Tan XIV d'Alexandre Sévère, Vidua, tab. XVII. — Autre du même règne, Bœckh, Corpus, n» 4127. — Autre ; époque de Philippe ou de Maximin, Bœckh, 227 b. — Voy. encore Bœckh, Corpus, n* 3866 et Vidua, tab. XLVI.