‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 4)Chapitre 150 sur 399 · ACTE I, SCÈNE V. iSj · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V. iSj

CRISPIN

Oh que non! Voilà de mes jeunes gens qui ne demandent qu'à ferrailler,

LE CAPITAINE

Il faut auparavant que vous sachiez s'il est gentilhomme ou non; s'il est marié, ou s'il ne l'est pas. CRISPIN.

S'il a père et mère, ou s'il est orphelin.

DON ALONSE

Dans un moment nous apprendrons tout cela de sa propre bouche.

LE CAPITAINE

Autre erreur. Il pourroit nous cacher la vérité.

DON ALONSE

Vous êtes trop régulier, don Lope; et mon ressentiment ne me permet pas d'attendre.

Contraignez-vous, don Alonse. Je ne souffrirai point que vous blessiez les lois de la bienséance. CRISPIN.

Périssent mille honneurs de fille plutôt que de voir choquer nos règles.

LE CAPITAINE

Croyez-moi, faisons observer et suivre notre homme; et, quand nous saurons qui il est, nous irons le trouver chez lui. S'il a eu des intentions criminelles , nous punirons son audace; et s'il n'a eu que des vues légitimes , nous lui ferons savoir que Léonor m'est promise, et je le sommerai de se désister de ses prétentions.

DON ALONSR.

(Bas.) Il faut bien que je me prête à sa délicatesse....

l88 LE POINT d'honneur.

(Haut.) J'y consens. Il s'agit donc de charger de cet emploi quelque homme adroit.

LE CAPITAINE

Crispin nous en rendra bon compte.

CRISPIN à part.

La mauvaise commission !

DON ALONSE

Laissons-le donc ici en sentinelle, et venez vous reposer chez moi.

(Don Alonse se retire, le capitaine veut le suivre, mais Crispin Tarrète.)

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