‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 4)Chapitre 205 sur 399 · ACTE I, SCEXE VII. SDQ · texte numérisé non relu

ACTE I, SCEXE VII. SDQ

CÉLIE

Pourquoi! madame; hé! que peut-on penser cl une créature qui court ainsi le monde comme une héroïne de chevalerie ? C'est peut-être quelque aventurière qui vient chercher fortune à Gaëte.

LTSARDE,

Je juge délie plus favorablement. Je crois que c'est une fille de qualité qu'un excès d'amour a fait sortir de son devoir , et qui est plus malheureuse que coupable. Je m en fie à son air modeste, à ses larmes, à sa beauté.

CÉLIE

Trois signes bien équivoques.

LISARDE.

Brisons là, CéUe. Je veux sortir tout à Iheure. Prenons nos mantes ; allons voir mon inconnu.

CÉLIE

Mais ne craignez-vous point qu'un père , qui peut-être est déjà instruit...

LISARDE.

Ne vas-tu pas encore faire la duègne ?

CÉLIE

Hé! mais ..

LISARDE s'en allant.

Tu me fatigues.

Mort de ma vie ! Voilà une fille bien courageuse ; mais pourquoi suis-je plus timide qu'elle? C'est que je n'ai point d'amant qui m'attende au jardin.

( Elle sait sa maîtresse. ) FIN DU PREMIER ACTE.

DOÎV CESAR URSIN.

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