ACTE II, SCÈNE III
GAMACHE
Ah ! cruelle, l'Amour autrefois se cachoit à Psyché , aujourd'hui c'est Psyché qui se cache à l'Amour.
LISARDE tant à don César.
Ne me pressez pas davantage , Léandre ; ou bien résolvez-vous à ne me revoir jamais.
DOPJ CÉSAR.
J'en mourrois de douleur • mais aussi je vais mourir , si vous ne m'accordez ce que je vous demande.
LISARDE.
Encore une fois vous m'allez perdre pour toujours, si je cède à vos instances.
Ne soyez pas inexorable.
LISARDE.
Vous le voulez donc absolument .*^
Je vous en conjure.
LISARDE.
Il faut vous satisftùre; mais n'imputez ma perte qu'à
vous-même. ( Elle se découvre. )
DON CÉSAR avec transport.
Que de charmes , grands dieux ! Je n'ai jamais vu de beauté comparable à celle qui frappe ma vue» Donnez-moi le loisir de l'admirer.
GAMACHE apercevant Fabio.
Oh ! ma foi , nous allons changer de note.... ( D'un ah troublé.) Monsieur
Qu'y a-t-il, Gamache ? Pourquoi te troubles-tu ?
GAMACHE
J'aperçois Fabio qui vient à nous à toutes jambes.
Il a bien la mine de nous apporter quelque fâcheuse nouvelle.