‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 4)Chapitre 22 sur 399 · ACTE rr, scEXE vu. ;-ir · texte numérisé non relu

ACTE rr, scEXE vu. ;-ir

.iffligé tout ensemble. 'i Toutes sortes de malheurs m arrivenî en même temps.

DON ANDRÉ

Apprenez-vous quelque mauvaise nouvelle.^

3Ion père se meurt.

DON ANDRÉ

Don Juan , je compatis à votre douleur. Le coup est rude , je l'avoue ; mais que faire ? il faut prendre son parti avec courage.

DON TLAN.

Que vous parlez bien , Alvarade, en homme qui ne sent guère les mouvements de cette affection qu'un fils doit à son père ! Pour moi , qui ai reçu du mien mille marques de tendresse , je sens vivement le danger ou il est. Le temps presse ; je vais essayer de contribuer par mes soins au rétablissement de sa santé.

DON ANDRÉ

Vous allez donc partir?

DON JUAN

C'est une nécessité ; l'amour même ne peut m'en dispenser. L'ennui que le bonhomme a souffert de ma longue absence est peut-être la cause de sa maladie. Quelle dureté ne seroit-ce point à moi de lui refuser la consolation de m'embrasser pour la dernière fois ? Et que sait - on si la joie qu'il aura de me voir ne pourra pas ranimer un reste de vie prêt à s'éteindre ? MOGICON.

Cela n'est pas impossible , seigneur don Juan ; car j ai ouï dire à un vieux médecin d'Alcala que les tendresses d'un fils reconnoissant adoucissent les maux d'un père malade.

DON JUAN

Eiitin , don André , je me détermine à partir tout à 1 heure ; mais avant mon départ , je veux une preuve de votre amitié.

DON ANDRÉ

Parlez , il n'v a rien que je puisse vous refuser.

DON JUAN

Mogicon , laisse-nous seuls.

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