‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 4)Chapitre 239 sur 399 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LISARDE, NISE, DON CÉSAR, CÉLIE.

CÉLIE à don César.

Faisons le moins de bruit qu'il nous sera possible. Lisarde et son père couchent dans des appartements voisins de celui-ci , et peut-être ne sont-ils pas encore endormis.

LISARDE à don César.

Je me réjouis de votre heureuse arrivée... (ACélie.) Célie, faites la sentinelle du côté de M. le gouverneur • et vous, Nise, ma chère amie, tenez-vous à la porte de l'appartement de Lisarde. Soyez toutes deux bien alertes.

29fc> no.\ CÉSAR URSIN.

IVISE.

Il le faut bien, vraiment. Je ne vais qu en tremblant occuper mon poste.

LISARDE.

Hé! d'où vient?

HISE.

Vous ne connoissez pas Lisarde. C'est un petit démon en fait d'honneur. Si elle savoit ce qui se passe actuellement ici, nous serions perdues, Célie et moi.

~ ( Célie et Nise se retirent. )

Que javois d'impatience de vous revoir, madariie' De grâce , calmez 1 inquiétude qui m'agite ! Pourquoi avez-vous été arrêtée avec moi ? Plus j'y pense et moins j'en pénètre la cause.

LISARDE.

Vous devriez pourtant avoir moins de peine qu'un "*" autre à la deviner. Pouvez-vous être surpris que le gouverneur, cherchant une dame que vous avez enlevée, m'ait arrêtée pour elle ?

Qui.»* moi! j'aurois enlevé une dame ! Vous ne pailez pas sérieusement.

LISARDE.

Pardonnez-moi.

Qui peut m'accuser de ce crime ?

LISARDE.

Pourquoi le niei ? On a des preuves incontestables ; et vous n'êtes prisonnier que pour l'avoir commis.

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