ACTE IV, SCENE X. 2C
DON CÉSA.R.
Si cela esl, je suis donc en prison fort injustement ; et j'ai sujet de me plaindre du gouverneur.
LISARDE.
C'est ce que je ne crois pas. Si vous n'avez effectivement enlevé aucune dame, vous pouvez n'en être pas moins coupable. Que sais-je ? vous avez peut-être , après la foi jurée, abandonné quelque beauté trop crédule dont les parents vous poursuivent en justice... Mais je vois que vous vous troublez à ces paroles. Ah! si vous n'êtes pas un ravisseur , avouez que vous êtes un amant parjure.
DON CÉSAR troublé.
Madame !
LISARDE.
C'est un fait constant. Demeurez - en d'accord de bonne grâce.
DON CÉSAR se remettant.
Hé bien, j'en^;onviendrai donc. Je suis un amant parjure; mais c'est à vous, madame, qu'il faut reprocher mon infidélité , puisque ce n'est qu'en vous voyant que je suis devenu infidèle.