SCENE VIII
LISARDE, FLÉRIDE, GÉLIE.
Nous pardonnez-vous , belle Fléride, le petit chagrin que nous vous avons causé en nous opposant à votre sortie ?
FLÉRIDE.
Mais aussi pourquoi M. le gouverneur ma-t-il dit qu i! me retenoit chez lui prisonnière ?
LISARDE.
Cela né doit pas vous étonner. Mon père, sur une lettre du vôtre , a fait arrêter don César ; et , comme il vous cherchoit aussi pour vous faire le même traitement , vous êtes venue vous-même vous livrer à lui en vous réfugiant dans sa maison. Voilà pourquoi il vous regarde comme sa prisonnière; et n'a-t-il pas raison ?
FLÉRIDE.
J'en demeure d'accord ; et je n'ai plus rien à vous (Hic.