SCÈNE IX
LISAIIDE, FLÉRIDE, CÉLIE, DON JUAN.
DON JLAN à Fléride.
Madame, je prends part à la joie que doivent vous causer les heureuses nouvelles qui sont venues de Naples. Le seigneur don Fernand est actuellement avec César Ursin, qu'il va faire sortir de prison, et il prétend dès ce jour vous unir ensemble. Je suis charme de ce (•hangement.
LISARDE bas à Célie.
Ah! Célie! quel sujet de mortification pour moi!
CELIE bas à Lisarde.
Rappelez votre raison, (^édez de bonne grâce à la nécessité.
FLÉRIDE à don Jnjn.
Don César et moi. seigneur, nous n oujjlierons jamais lintérèt que vous prenez à notre sort.
DON JUAN
Hé! comment pourrois-je ne pas minléiesser pour don César? C'est mon meilleur ami.
CÉLIE à Fléride.
Nous nous int('ressons tous, madame, pour lui tt
3lO DON CÉSAR tJKSliV.
pour VOUS (Bas à Lisarde. ) Contraignez - vous ; parlez.
Dites-lui quelque chose qui la tiatte.
LISAlRDE bas à Célis.
Je vais donc dire ce que je ne pense pas.
CÉLIE bas.
Ce ne sera pas la première fois.
LISARDE à Piéride, froidement.
Je nie réjouis, madame, de l'heureux succès de votre voyage à Gaëte.
FLÉRIDE.
C'est à vos bontés, trop généreuse Lisarde, que je dois mon bonheur.