LA BRANCHE, M. ORONTE, M- ORONTE, ANGÉLIQUE, LISETTE
LA. BRANCHE à M. et à madame Oronte.
Très-humble serviteur à monsieur et à madame Oronte... ( A Angélique. ) Serviteur très-humble à mademoiselle Angélique... ( A Lisette. ) Bonjour, Lisette.
M. ORONTE
Eh bien! La Branche, quelle nouvelle?
LA BRANCHE
Monsieur Damis , votre gendre et mon maître, vient d'arriver de Chartres. Il marche sur mes pas; j'ai pris les devants pour vous en avertir.
ANGÉLIQUE à part.
Oh ciel!
M. ORONTE à La Branche.
Je l'attendois avec impatience... Mais pourquoi n'estil pas venu tout droit chez moi? Dans les termes où nous en sommes, doit-il faire ces façons-là ?
LA BRANCHE
Oh! monsieur, il sait trop bien vivre pour en user si familièrement avec vous. C'est le garçon de France qui a les meilleures manières ; quoique je sois son valet , je n'en puis dire que du bien.
M"^ ORONTE
Est-il poli? est-il sage ?
LA BÎIANCHE.
S'il est sage, madame ?ikll a été élevé avec la plus brillante jeunesse de Paris. Tudieu ! c'est une tête bien sensée.
M. OROINTE.
Et M. Orgon, n'est-il pas avec lui?
LA BllAWCHE.
Non, monsieur. De vives atteintes de goutte loni empêché de se mettre en chemin.
M. ORONTE
Le pauvre bon homme !
LA BRANCHE
Cela l'a pris subitement la veille de notre départ.
( Il tire une lettre de sa poche , et la donne à M. Oronte.) M. ORONTE prenant la lettre et en lisant le dessus.
"■ A M. Craquet, médecin, dans la rue du Sépulcre. »
LA BRANCHE reprenant la lettre.
Ce n'est point cela, monsieur.
M. ORONTE riant.
Voilà un médecin qui loge dans le quartier de ses malades.
LA BRANCHE tirant plusieurs lettres de sa poclie , et en lisant les
adresses.
J ai plusieurs lettres que je me suis chargé de rendre à leurs adresses... Voyons celle-ci... (H lit. ) « A M. Bre- '< douillet, avocat au parlement, rue des Mauvaises- « Paroles... » Ce n'est point encore cela; passons à l'autre... (il lit.) « A M. Gourmandin, chanoine de... » Ouais! je ne trouverai point celle que je cherche."*... (Il Ut.) 'c A M. Oronte... » Ah! voici la lettre de M. Orgon... ( Il donne cette dernière lettre à M. Oronte. ) Il la écrite