SCÈNE vxr
d'une main si tremblante, que vous n'en reconnoîtrez pas l'écriture.
M. OROXTE.
En effet, elle n'est pas reconnaissable.
LA. BRANCHE
La goutte est un terrible mal !... Le ciel vous en veuille préserver, aussi bien que madame Oronte , mademoiselle Angélique , Lisette et toute la compagnie.
M. OROIN'TE ouvrant la lettre et la lisant.
« Je me disposois à partir avec Damis ; mais la goutte ■■< m'en a empêché ; néanmoins , comme ma présence "■ n'est point absolument nécessaire à Paris, je n ai pas « voulu que mon indisposition retardât un mariage qui '< fait ma plus chère envie , et toute la consolation de « ma vieillesse. Je vous envoie mon fils ; servez -lui de « père, comme à votre fille. Je trouverai bon tout ce « que vous ferez. »
« De Chartres.
« Votre affectionné serviteur ,
«ORGON. M (Après avoir lu.) Que je le plains !... ("Voyant paroîtreCrispln,
vêtu des habits de Damis.) jMais , qui est cc jeune homme qui s'avance .'* Ne seroit-ce point Damis ?
C est lui-même... (A madame Oronte.) Qu'en dites-vous, madame ? n'a-t-il pas un air qui prévient en sa faveur ?
m" ORO>fTE.
Il n'est pas mal fait , vraiment 1
336 CRISPIX RIVAI- DE SON MAITRE.