‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 4)Chapitre 352 sur 399 · ACTE m, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE V

LE MARQUIS

Non, madame, ni pour les traitants. JN'est-ce pas, monsieur Turcaret.^ Ma tante , pourtant, veut que je me corrige; et, pour lui faire accroire qu'il y a déjà du changement dans ma conduite, je vais la voir dans 1 état où je suis. Elle sera tout étonnée de me trouver si raisonnable, car elle m'a presque toujours vu ivre. LA baro:n"]VE.

Effectivement, monsieur le marquis, c'est une nouveauté que de vous voir autrement. Vous avez fait aujourd'hui un excès de sobriété.

LE MARQUIS

Jai soupe hier avec trois des plus jolies femmes de Paris. Nous avons bu jusqu'au jour; et j'ai été faire un pet!t somme chez moi , afin de pouvoir me présenter à jeun devant ma tante.

Vous avez bien de la prudence.

LE JMARQUIS.

Adieu, ma tout aimable!... Dites au chevalier qu'il se rende un peu à ses amis. Prêtez-le-nous quelquefois, ou je viendrai si souvent ici que je l'y trouverai. Adieu, monsieur Turcaret. Je n'ai point de rancune , au moins. (Lui présentant la main. ) Touchez-là : renouvelons notre ancienne amitié. Mais dites un peu à votre âme damnée, à ce M. Piafle, qu'il me traite plus humainement la première fois que j'aurai besoin de lui.

(Il sort.)

438 TCRCARET.

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