‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 4)Chapitre 42 sur 399 · LÉONOR, DON ANDRÉ, DON GARCIE, DON · texte numérisé non relu

LÉONOR, DON ANDRÉ, DON GARCIE, DON

JUAN , nne bougie à la main.

LEOyOR apercevant don Jaan.

Juste ciel 1 c'est don Juan,

DON JUAN, voyant Léonor presque nne entre don Garcie et don André qui ont l'épée à la main , ferme la porte.

Quel spectacle s'offre à mes yeux!

DON QARCIE Las.

Quel contre-temps !

DON ANDRÉ bas.

Que lui dire qui puisse le satisfaire '^

DON JUAN

Quelle destinée est la mienne ! au sortir de Valence , j'apprends la mort de mon père ; et, quand je reviens ici chercher de la consolation , j'y trouve un plus juste sujet de douleur.

LEONOR s'asseyant sur une rhaise.

Hélas !

DON JUAN

L'état où je vois Léonor glace mon cœur d'effroi, et semble m' annoncer la perte de mon honneur... (Aux cavaliers. ) Et vous, muettes statues, dont le trouble et la confusion justifient mes alarmes, éclaircissez-moi mon malheur. Comment, et pourquoi, à l'heure qu'il est, vou:» trouvez-vous dans l'appartement de Léonor.^

DON GARCIE bas.

Que lui répondre ?

DON JUAN

Don André, vous ne me dites rien.

DON ANDRÉ

(Bas.) Remettons-nous...... (Haut.) Mon silence ne vous

en dit-il pas assez ?

DON JUAN

Il me fait assez comprendre quelle est mon infortune; mais j'en ignore les circonstances et l'auteur.

DON ANDRÉ

Vous vous souvenez, don Juan, que vous me chargeâtes avant votre départ....

DON JUAN

Je m'en souviens, passez....

DON ANDRÉ

Chargé du soin de votre honneur , j'ai observé don Garcie, et je l'ai trouvé caché dans cet appartement. Vous voyez Léonor en désordre 5 vous me voyez l'épée à la main. ]Se pouvez -vous juger du reste?

DON JUAN mettant l'épée à la main et se tonrnant vers don Garcie.

C'est donc à don Garcie qu'il faut que je demande raison de l'offense....

DON GARCIE

Attendez, don Juan.

DON JU.4.N

Qu'avez-vous à me dire ?

LÉONOR se levant de dessus son siège toute troublée.

O ciel !

DON GARCIE

Ecoutez-moi. Deux mots vous feront connoître mon innocence. J'ai ententhi les cris de Léonor ; j'ai craint

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