‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 5)Chapitre 12 sur 193 · ET LES OUVRAGES DE LE SAGE. XXV · texte numérisé non relu

ET LES OUVRAGES DE LE SAGE. XXV

temporains nous échappent aujourd'hui. Ces allusions flattaient la malignité des lecteurs; mais ce ne sont point elles qui ont fait le succès du Gil Blas. Ce livre a eu des traducteurs et des imitateurs en plusieurs langues. Aucun n'approcha du modèle. C'est aune distance plus considérable encore qu'est resté l'auteur anonyme de la Fie de don Alphonse Blas de Lirias jjils de Gil Blas de Santillane , 1764, in- 12 , réimprimé sous le titre de Suite de Gil Blas , ou Mémoires de don Alphonse y ouvrage posthume de Le Sage ^ 1802, 3 vol. in- 12. Il suffit d'ouvrir cet ouvrage et d'en lire quelques phrases pour découvrir l'imposture.

On a accusé Le Sage d'avoir pris son Gil Blas d'un livre espagnol intitulé : Fie de Vécuyer don Marcos d' Obregon. L'accusation , répétée légèrement par Toltaire, a acquis beaucoup d'importance en passant par sa bouche. Elle n'en est pas moins tout-à-fait fausse ; c'est ce qu'a prouvé M. François de Neufchâteau dans son Examen de la question de savoir, si Le Sage est V auteur de Gil Blas , ou s'il Va pris de V espagnol , lu à l'académie française le 7 juillet 1818.

La I^ouvelle traduction de Roland ï amoureux , de Matheo Maria Boiardo , comte de Scandiano , que Le Sage publia en 17 17, 2 volumes in-12, est moins une version qu'une imitation agréable et soignée de l'original italien.

Page 1