ACTE I; SCÈNE VII
MAITRE BERNARD
Bonjour ; ne parlez pas si haut.
Que vois-je f la perle de mon âme à demi privée de sentiment ! Ses yeux d'azur presque fermés à la lumière, et les lis remplaçant les roses I
DAME PAQ^UE.
C'est le troisième accès depuis deux jours.
8ER VE8PASIANQ.
Père infortuné! tendre mère! combien je sympathise avec votre douleur !
CARMOSINE, à Bernard qui veut sortir.
Mon père, ne vous éloignez pas!
SER VESPASIANO, à Bernard, Votre aimable fille vous rappelle, maître' Bernard.
MAITRE BERNARD
Allez au diable, monsieur, et laissez-noua en repos chez nous !
On apporte h souper,.
GARMOSINE, à son pire Ne soyez donc pas triste ; venez près de moi. Je veux vous verser un verre de vin.
MAITRE BEKîiAKl> y assis prés d'elle.
O mon enfant ! que ne puis- je t'ofifrir ainsi tout le sang que la vieillesse a laissé dans mes veines, pour ajouter un jour à tes jours !
SER VESPASIANO, s' asseyant pris de dame Pdque. Après ce que votre mari vient de me dire, je ne sais trop si je dois rester.
y. ji
24a CARM08INE.
DAME PAQ.UE.
Plaisantez-vous ? Est-ce qu'un homme de votre mérite fait attention à dé pareilles choses?
8ER VE8PASIANO.
Il est vrai. — Voilà un rôti qui a une terrible mine.
CARMO8INB, à son père.
Dites-moi, qu'est-ce qu'il faut que je mange? Conseillez-moi, donnez-moi votre avis.
MAITRE BERNARD
Pas de cela, ma chère, prends ceci, oui, je crois du moins;... hélas ! je ne sais pas.
8ER VE8PASIANO, à dame Pâque.
Elle détourne les yeux quand je la regarde.
Croyez- vous que je réussisse ?
DAME PAQ.UB.
Hélas! peut-on vous résister?
Que ne m'est-il permis de fendre mon cœur en deux avec ce poignard, et d'en offrir la moitié à une personne que je respecte... Il m'est impossible de m'expliquer.