‹ Œuvres de Alfred de MussetChapitre 133 sur 221 · PERILLO, MINUCCIO · texte numérisé non relu

PERILLO, MINUCCIO

MINUCCiOy marchant à grands pas.

Va dire, Amour, ce qui cause ma peine.

S'il ne me vient...

Ce n'est pas cela, — j'avais débuté autrement.

PERILLO, à part.

Voici un homme bien préoccupé ; il n'a pas l'air de m'aperce voir.

MINUCCIO, continuant.

S'il ne me vitnt ou me veut secourir.

Craignant, hélas!...

Voilà qui est plaisant. — En achevant mes derniers vers , j'ai oublié net les premiers. Faudra-t-il donc refaire mon commencement? J'oublierai à son tour ma fin pendant ce temps-là, et il ne tient qu'à moi d'aller ainsi de suite jusqu'à l'éternité , versant les eaux de Castalie dans la tonne des Danaïdes !

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