ACTE II, SCÈNE IV
ment; je crois même qu'il en devait être ainsi. Oui, c^est une chose très-ordinaire. Quand un homme sincère et loyal est frappé dans ce qu'il a de plus cher, lorsqu'un malheur irréparable brise sa force et tue son espérance, lorsqu'il est maltraité, trahi, repoussé par tout ce qui l'entoure, presque toujours, remarque-le, presque toujours c'est un faquin qui lui donne le coup de grâce, et qui, par hasard, sans le savoir, rencontrant l'homme tombé à terre, marche sur le poignard qu'il a dans le cœur.
MINUCCIO
II faut que je te parle, viens avec moi ; il faut que tu renonces à ce projet que tu as...
PEKILLO,
Il est trop tard.