‹ Œuvres de Alfred de MussetChapitre 160 sur 221 · SCENE IL · texte numérisé non relu

SCENE IL

Les Précédents, SER VESPASIANO, DAME PAQ.UE, sortant de la maison.

8ER VESPA8IAN0, à dame Pâque.

Que vous avais-je dit ? Cela ne pouvait manquer. Voyez quel délicieux tableau de famille !

DAME PAQ^UE.

Vous êtes un homme incomparable pour accommoder toute chose.

Ce n'était rien; un mot, belle dame, un mot a suflR. Je n'ai fait que répéter exactement à votre aimable fille ce que Leurs Majestés m'avaient dit à moi-même.

DAME PAQ^UE.

Et elle a consenti ^

SER VESPASIÂNO.

Pas précisément. Vous savez que la pudeur d'une jeune fille...

CARMOSINE, se levant, Scr Vespasiano!

Ma princesse !

Vous faites la cour à ma mère, sans quoi j'allais vous demander votre bras.

Mon bras et mon épée sont à votre service.

Non, je ne veux pas être importune. Viens, Perillo, jusqu'à la terrasse.

Elle s'éloigne avec Perillo.

SER VESPASIANO, à dame Pâque.

Vous le voyez , elle me lance des œillades bien flatteuses. Mais qu'est-ce donc que ce petit Perillo? — Je vous avoue qu'il me chagrine de le voir ; il se donne des airs d'amoureux, et si ce n'était le respect que je vous dois, je ne sais à quoi il tiendrait...

DAME PAQ^UE.

Y pensez-vous? Se hasarderait-on?... Vous êtes trop bouillant, chevalier.

2()6 CARMOSINC.

8ER VE8PASIANO.

Il est vrai. Vous me disiez donc que pour ce qui regarde la dot...

Ils s'éloignent en se promenant.

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