SCENE IL
Les Précédents, SER VESPASIANO, DAME PAQ.UE, sortant de la maison.
8ER VESPA8IAN0, à dame Pâque.
Que vous avais-je dit ? Cela ne pouvait manquer. Voyez quel délicieux tableau de famille !
DAME PAQ^UE.
Vous êtes un homme incomparable pour accommoder toute chose.
Ce n'était rien; un mot, belle dame, un mot a suflR. Je n'ai fait que répéter exactement à votre aimable fille ce que Leurs Majestés m'avaient dit à moi-même.
DAME PAQ^UE.
Et elle a consenti ^
SER VESPASIÂNO.
Pas précisément. Vous savez que la pudeur d'une jeune fille...
CARMOSINE, se levant, Scr Vespasiano!
Ma princesse !
Vous faites la cour à ma mère, sans quoi j'allais vous demander votre bras.
Mon bras et mon épée sont à votre service.
Non, je ne veux pas être importune. Viens, Perillo, jusqu'à la terrasse.
Elle s'éloigne avec Perillo.
SER VESPASIANO, à dame Pâque.
Vous le voyez , elle me lance des œillades bien flatteuses. Mais qu'est-ce donc que ce petit Perillo? — Je vous avoue qu'il me chagrine de le voir ; il se donne des airs d'amoureux, et si ce n'était le respect que je vous dois, je ne sais à quoi il tiendrait...
DAME PAQ^UE.
Y pensez-vous? Se hasarderait-on?... Vous êtes trop bouillant, chevalier.
2()6 CARMOSINC.
8ER VE8PASIANO.
Il est vrai. Vous me disiez donc que pour ce qui regarde la dot...
Ils s'éloignent en se promenant.