‹ Œuvres de Alfred de MussetChapitre 159 sur 221 · ACTE III, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I

Perillo est peut-être, quoiqu'il ne le dise pas , de l'avis de mon père, car je le vois triste.

PERILLO

Non, je vous le jure.

Ce serait bien mal ; ce serait me faire croire que tu ne m'as pas entièrement pardonné.

PERILLO

Pensez-vous cela?

J'espère que non; cependant je me sens bien coupable. J'ai été bien folle, bien ingrate; et toi, pauvre ami, tu venais de si loin, tu avais été absent si longtemps! Mais que veux -tu! je sou&ais hier.

MAITRE BERNARD

Et maintenant...

Ne craignez plus rien : cette fois mes maux vont finir.

Hier tu en disais autant.

Oh! j'en suis bien sûre aujourd'hui. Hier, j'ai éprouvé un moment de bien - être, puis une souffrance... Ne parlons plus d'hier, à moins que ce ne soit, Perillo, pour que tu me répètes que tu ne t'en souviens plus.

294 CARM08INB.

PERILLO

Puis - je songer un seul instant à moi quand je vous vois revenir à la vie? Je n'ai rien soufifert si vous souriez.

Oublie donc tes chagrins, comme moi ma tristesse. Minuccio, je voulais te demander...

MINUCCIO

Que cherchez- vous?

OÙ est donc ta romance? Il me semble que j'en ai oublié un mot.

Minuccio lui donne sa romance écrite; elle la relit tout bas.

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