ACTE III, SCÈNE IX
des Arabes. Le roi est un grand médecin ; c'est la méthode d'Âlbucassis.
LE R O I ^ À Carmosine.
Vous tremblez, je crois. Vous défiez-vous de moi?
Non, Sire.
LE ROI
Eh bien ! donc, donnez-moi la main. Que veut dire ceci, la belle fille? Vous qui êtes jeune et qui êtes faite pour réjouir le cœur des autres, vous vous laissez avoir du chagrin ? Nous vous prions,, pour l'amour de nous, qu'il vous plaise de prendre courage, et que vous soyez bientôt guérie.
Sire, c'est mon trop peu de force à supporter une trop grande peine qui est la cause de ma souffrance. Puisque vous avez pu m'en plaindre, j'espère que Dieu m'en délivrera.
LE ROI
Voilà qui est bien, mais ce n'est pas tout. Il faut m'obéir sur un autre point. Quelqu'un vous en a-t-il parlé ?
Sire, on m'a dit toute la bonté, toute la pitié qu'on daignait avoir...
LE ROI
Pas autre chose?
A la reine.
Est-ce vrai^ Constance?
32^ CARMOSINB.
LA REINE
Pas tout à fait.
LE ROI
BeJIe Carmosine, je parlerai en roi et en ami. Le grand amour que vous nous avez porté vous a, près de nous, mise en grand honneur ; et celui qu'en retour nous voulons vous rendre, c'est de vous donner de notre main, en vous priant de l'accepter, l'époux que nous vous avons choisi. Il fait signe à Perillo, qui s'avance et s'incline.
Après quoi, nous voulons toujours nous appeler votre chevalier, et porter dans nos passes d'annes votre devise et vos couleurs, sans demander autre chose de vous, pour cette promesse, qu'un seui baiser.
LA REINE, à Carmosîne.
Donne-le, mon enfant, je ne suis pas jalouse. CARMOSINE, donnant son front à baiser au roi'
Sire, la reine a répondu pour moi.
BETTINE
COShCÉVIE E'K, U'Hj oiCTE Publiée en i8$i
REPRESENTEE AU THEATRE DU GYMNASE, LE 30 OCTOBRE l8$I
TETiSOVsÇ^VS^Q^GES' Acteurs.
LE MARQUIS STÉFANI. MM. Geoffroy.