SCÈNE V
CALABRE, LE NOTAIRE, puis BETTINE.
CA^ABRE^ àpart.
Cela va mal, cela va bien mal. Pauvre jeune dame, si bonne, si jolie !
LE NOTAIRE
Monsieur Calabre, voici quelque temps que je suis dans le pavillon, et je ne vois pas les futurs conjoints.
CALABRE
Tout à l'heure, monsieur Capsucefalo.
LE NOTAIRE
Et les témoins ?
CALABRE
Je vous ai dit que monsieur le baron les amènerait.
BETTINE, arrivant en chantant.
Ah ! te voilà, notaire, ô cher notaire, mon cher ami! As-tu tes paperasses?
34^ BETTINE
LE NOTAIRE
Ouï, madame, le contrai est prêt. J'ai seulement laissé en blanc les sommes qui ne sont point sti* pulées.
BETTINE
Tu ne stipuleras pas grand'chose, quand ce seraient tous mes trésors. Est-ce que tu n'as pas vu Filippo Valle, mon chargé d'affaires? Il a dû l'instruire là-dessus.
LC NOTAIRE. .
Madame veut plaisanter, mais monsieur le baron est connu pour puissamment riche.
BETTINE
Je n'en sais rien. — Où est-il donc?
CALABRE
Il est sorti, madame, pour un instant.
BETTINE
Sorti maintenant ? Est-ce que tu rêves?
CALABRE
C'est-à-dire... )e ne sais pas trop...
BETTINE
Va donc le chercher. — Capsucefalo, attendeznous dans le pavillon.
LE NOTAIRE
J'en sors, madame, je suis à vos ordres.
A Calabre.
Que ces grandes artistes sont charmantes! Avezvous observé qu'elle m'a tutoyé?
CALABRE
C'est sa manière quand elle est contente.