‹ Œuvres de Alfred de MussetChapitre 217 sur 221 · ET VARIANTES · texte numérisé non relu

ET VARIANTES

La distraction de M™*' de Léry confondant un roman de George Snnd avec un article sur les orangs-outangs peut sembler étrange; cependant le danger auquel elle s'expose en voulant amener un homme tel que Chavigny â lui faire une déclaration d'amour explique son agitation d'esprit au moment de commencer les hostilités. La Revue des Deux Mondes venait de publier, en effet, un article sur les orangs-outangs et un roman de M™« Sand, le premier dans le numéro du 1$ mars 1837, le second dans la livraison du i^r avril. Le Caprice parut dans le même recueil le 1 5 juin suivant.

On appelle discrétion un pari dans lequel le perdant s'oblige à donner au gagnant ce que celui-ci demande, à sa discrétion. Œote de Vautenr.)

Tout le monde connaît aujourd'hui la singulière destinée du Caprice. M»e Allan-Despréaux eut, la première, l'idée de jouer cette pièce devant la cour de Russie. Lmrsque les conditions de la rentrée de cette grande

actrice au Théâtre-Français eurent été réglées par correspondance, on lui demanda dans quels rôles elle voulait reparaître devant le public parisien. Elle choisit ceux de Célimène et de M"» de Léry. Le Caprice fut représenté à Paris le 27 novembre 1847, et obtint un grand succès. Il y aura bientôt trente ans de cela et le public revoit toujours ce petit acte avec le même plaisir.

IL FAUT

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