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MINUCCIO
Je crains que votre présence...
LE ROI
^ j'irai, te dis-je. Je la verrai, je lui parlerai. Je ne veux pas que cette jeune fille meure ; je ue le veux pas.
MINUCCIO
Il ne sera pas facile de l'en empêcher, car elle Ta résolu, et la besogne est à moitié faite. Sire, prenez garde de l'achever en cherchant à la sauver.
LE ROI
Ne- disais-tu pas tout à l'heure...
PAGE 304, LiGNB 22.
Il se fait tard. Va, mon' ami, fais ce que je t'ai dit.
PERILLO, en sortant.
Ah ! cela est horrible !
« Du temps que les Français furent chassés de la Sicile, il y avait à Palerme un Florentin apothicaire, nommé Bernard Puccin, homme trés-riche, lequel avait d'une sienne femme une jeune fille fort belle, déjà prête à marier. Or, le roi Pierre d'Aragon étant devenu seigneur du royaume, il donnait de grandes fêtes à Palerme, avec les barons de sa cour. Un jour, le Roi joutant à la Catalane, il advint que la fille de Bernard, qui se nommait Lise, le vit jouter d'une fenêtre où elle était avec d'autres femmes, et, à force de le regarder et admirer, elle s'amouracha de lui éperdument... »
« Cette amitié croissant continuellement en elle, et accumulant une mélancolie sur l'autre, cette belle fille tomba malade. Son père et sa mère lui donnèrent secours «le