SCèNE II. XI
CHAVIGNT.
Non pas, ma chère, tant qu'il y aura des pauvres. Je sais quel, usage vous faites de votre fortune, et je vous demande de me permettre de faire la charité par vos mains.
MATHIXDE.
Cher Henri ! que tu ^s noble et bon ! Dis-moi un peu ; te souviens-tu d'un jour où tu avais une petite dette à payer, et où tute plaignais de n'avoir pas de bourse?
CMAVIGHY.
Quand donc ? Ah ! c'est juste. Le fait est que, quand on sort, c'est un» chose insupportable de se .fier à des poches qui ne tiennent à rien.
Aimerais-tH une bourse rouge avec un filet noir?
CMAVIGNT.
Non, je n'aime pas le rouge. Parbleu ! tu me fais penser que j'ai justement là une bourse toute neuve d'hier ; c'est un cadeau.
Jî tire une bourse de sa poche.
Qu'en pensez-vous ? Est-ce de bon goût ?
MATHILDE
Voyons; voulez-vous me la montrer?
CHAVIGNY
Tenez.
// la lut donne; elle la regardé, puis la lui rend. MATHILDE.
C'est très-joli. De quelle couleur est-elle?
la UN CAPRICE.
CHAVIGNT, riant.
De quelle couleur? La question est excellente.
MATMIIDE.
Je me trompe... Je veux dire... Qui est-ce qui vous Ta donnée ?
CMAVIGNY.
Âh ! c'est trop plaisant ! sur mon honneur ! vos distractions sont adorables.
UN OOMESTIQ,UE, atiHOnçont.
Madame de Léry !
MATHIIDE.
J'ai défendu ma porte en bas.
CMAVIGNY.
Non, non, qu'elle entre! Pourquoi ne pas la recevoir ?
MATHILOE.
Eh bien ! enfin, monsieur, cette bourse, peut-on savoir le nom de l'auteur ?