IB BARON
Nous verrons votre exactitude.
Je vais surveiller Germain, de peur qu'il ne fasse quelque méprise.
LE BARON
Fort bien.
Je vais achever de mettre mes papiers en ordre. J'en ai beaucoup.
LE BARON
Ne m'arrêtez donc pas, je vous en prie.
Dieu m'en préserve ! Allez, monsieur, allez prendre les lettres royales ; de mon côté, j'écrirai à ma mère ; — il est bien juste aussi que je remercie le ministre ; je laisserai mes chiens à madame de Belleroche; j'avertirai tous nos parents, et à votre retour, je l'espère, le mariage sera décidé. LE BARON, s^ arrêtant au moment de sortir.
Comment, le mariage ! Quel mariage ?
LE MARq^UIS.
Hé ! le mien, ne le savez-vous pas ?
LE BARON
Que signifie cette plaisanterie? Votre mariage, dites-vous ?
Oui, avec la comtesse; ne vous ai-je pas dit que je l'épousais?
LE BARON
Non, vraiment. En voici bien d'une autre !
Cela me donne beaucoup d'affaires, comme vous voyez.
LE BARON
Mais on ne se marie pas la veille d'un départ. C'est apparemment pour votre retour.
LE MARq^UIS.
Non pas; mon sort se décide aujourd'hui.
Vous n'y pensez pas, mon ami.
J'y pense très- fort, car Je ne partirai qu'après et selon sa réponse.
LE BARON
Mais que cette réponse soit bonne ou mauvaise, qu'a-t-elle à faire avec notre ambassade ? Vous ne voulez pas, je suppose, emmener la comtesse ?
Pourquoi non, si elle y consent ?
LE BARON
Miséricorde ! une femme en voyage ! Des chapeaux, des robes, des femmes de chambre, une pluie de cartons, des nuits d'auberge, des cris pour un carreau cassé !
Vous parlez là de bagatelles.
LE BARON
Je parle de ce qui est convenable, et ceci ne. l'est