UNE LETTRE
A Monsieur Frantz Risîer,
Ingénieur de la Compagnie française,
Ismatlia (Egypte),
RANTZ, mon gfarçon, c'est le vieux Sigismond qui t'écrit. Si je saurais mieux mettre mes idées sur le papier, j'en aurais bien long à te raconter. Mais ce sacré
français est trop difficile ; et sorti de ses chiffres,
Sigismond Planus ne vaut rien. Alors, je vais
te dire vite ce qu'il s'agit.
Il se passe dans la maison de ton frère des
choses qui ne sont pas bien. Cette femme le
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trompe avec l'associé. Elle a rendu son mari ridicule, et si ça continue, elle le fera passer pour un coquin... Ecoute-moi| mon petit Franlz, il faut que tu viendrais tout de suite. Il n'y a que toi qui peux parler à Risler et lui ouvrir les yeux sur cette Sidonie. Nous autres, il ne nous croirait pas. Vite, demande un congé et viens.
Je sais que tu as ton pain à gagner là-bas, ton avenir à faire ; mais un homme d'honneur doit tenir par-dessus tout à son nom, que ses parents lui ont donné. £h bien ! moi, je te dis que si tu ne viens pas tout de suite, il arrivera un moment où ton nom de Risler aura tant de honte dessus, que tu n'oseras plus le porter.
SiGISMOND PlAXUS»
Caissier.