‹ uvres de Bernard, ornées d'une gravure d'après PrudhonChapitre 110 sur 116 · L'AMOUR FOUETTÉ · texte numérisé non relu

L'AMOUR FOUETTÉ

« Jupiter, prète-moi ta foudre , S'écria Lycoris un jour; Donne, que je réduise en poudre Le temple où j'ai connu l'Amour.

Alcide, que ne suis-je armée De ta massue ou de tes traits , Pour venger la terre alarmée Et punir un dieu que je hais !

Médée, enseigne-moi l'usage De tes plus noirs enchantements :

Formons pour lui quelque breuvage Égal au poison des amants.

Ah! si dans ma fureur extrême Je tenois ce monstre odieux!.., »

« Le voici » , lui dit l'Amour même, Qui soudain parut à ses yeux.

« Venge-toi , punis , si tu l'oses. »

POÉSIES DIVERSES. 4o5

Interdite à ce prompt retour, Elle prit un bouquet de roses Pour corriger le jeune Amour.

On dit même que la bergère Dans ses bras nosoit le presser, Et, frappant d'une main légère, Craignoit encor de le blesser.

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