‹ uvres de Bernard, ornées d'une gravure d'après PrudhonChapitre 109 sur 116 · LA COCARDE · texte numérisé non relu

LA COCARDE

Remerciement de monsieur*** à mademoiselle' qui lui envoya une cocarde à l'armée.

J'ai fait briller au champ de Mars L'ornement galant et terrible Par qui, désormais invincible, Je puis affronter les hasards.

Préférable aux lauriers que donne la victoire , Ce panache éclatant va, sous nos étendards, Accroître ma valeur, comme il accroît ma gloire. Formez pour des guerriers ces militaires dons, Jusqu'à ce que, la paix repeuplant nos retraites, Vous puissiez couronner nos fronts Du myrte qui croît où vous êtes.

Ainsi la mère des Amours Paroit le fils d'Anchise, et lui prêtoit des armes ; Encouragé par elle au milieu des alarmes, Les regards de Vénus laccompagnoient toujours.

POÉSIES DIVERSES. 4o3

J'aurai la même destinée ,

Armé par d'aussi belles mains;

Et si du héros des Troyens

La valeur ne m'est pas donnée, Pour suppléer, au moins, à ses exploits vantés,

J'imite le pieux Euée Dans le respect qu'il eut pour les divinités.

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