‹ uvres de Bernard, ornées d'une gravure d'après PrudhonChapitre 34 sur 116 · ACTE IV, SCENE VI. i · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE VI. i

POLLUX

Vois dans les cieux la gloire qui t'appelle.

CASTOR

J'immole au seul plaisir qui m'approche de toi Toute la grandeur immortelle.

POLLUX

Télaïre t'attend.

CASTOR

Cruel, épargne-moi :

Elle-même , à ce prix , verroit avec effroi Renouer de mes jours la trame criminelle.

POLLUX

Castor, nous la perdrons tous deux :

Si tu tardes encor, tu lui coûtes la vie ; Hâte-toi, va: le ciel t'ordonne d'être heureux,

Et c'est ton rival qui t'en prie.

(Il embrasse son frère.)

CASTOR

Oui, je cède enfin à tes vœux :

J'irai sauver les jours d'une amante fidèle,

Je renaîtrai pour elle.

Mais, puisque enfin je touche aux honneurs éternels. Je jure par le Styx qu'une seconde aurore Ne me trouvera pas au séjour des mortels : Je ne veux que la voir et l'adorer encore, Et je te rends le jour, ton trône, et tes autels.

i64 CASTOR ET POLLUX.

POLLUX, à Mercure.

Ses jours sont commencés :

Volez, Mercure, obéissez; Rendez un immortel au séjour du tonnerre, Un héros à la terre.

Volez, Mercure, obéissez.

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