‹ uvres de Bernard, ornées d'une gravure d'après PrudhonChapitre 8 sur 116 · SCÈNE IY · texte numérisé non relu

SCÈNE IY

POLLUX, TÉLAÏRE, CASTOR.

POLLUX

Non, demeure, Castor; c'est moi qui te l'ordonne : L'amour et l'amitié t'en imposent la loi. Calme l'inquiétude où ton coeur s'abandonne :

Pour te retenir près de moi,

La main qu'on devoit à ma foi

Est la chaîne que je te donne.

(Il prend la main de Telaïre, et l'unit à celle de Castor.) CASTOR.

O bonté que j'adore!

TÉLAÏRE.

O grandeur qui m'étonne !

POLLUX

Je connois tout ce que je perds; Castor à mon amour rendra cette justice :

i36 CASTOR ET POLLUX.

Il pourra mieux juger du prix du sacrifice Par les tourments qu'il a soufferts.

(La suite du roi et le peuple entrent sur la scène.)

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