‹ uvres de Bernard, ornées d'une gravure d'après PrudhonChapitre 98 sur 116 · LA COURONNE DE ROSES · texte numérisé non relu

LA COURONNE DE ROSES

Je sais que les mains d'une belle Ont cueilli ces roses pour moi.

L'amitié me les offre-t-elle?

Est-ce à l'amour que je les doi?

L'amitié forme une couronne Dont la fraîcheur dure toujours; Au lieu qu'on ne voit aux amours Que des fleurs que le temps moissonne.

Ne les voir durer qu'un matin , Églé , quelle douleur extrême ! Se peut-il, depuis que l'on aime, Qu'on n'ait pu changer leur destin?

Au pressentiment de mon ame, Je crois cet instant arrivé.

Églé, c'est peut-être à ta flamme One ce prodige est réservé.

ODES. 35i

Tentons des épreuves nouvelles.

Je connois ton cœur et ma foi :

Nous rendrons ces fleurs immortelles; Ce miracle est digne de toi.

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