CHAPITRE XHI
tère particulier » €t que saint Jean raconte aussi très-distinctement.
On donna deux ailes d'aigle à la femme : pour marquer la vitesse de sa fuite, comme Is. xL. 31.
45. Alors le serpent jeta de sa gueule comme un grand fleuve pour l'entraîiner..….. La persécution est signifiée par les eaux, selon le style ordinaire de l'Écriture.
16. La terre aida la femme. Alors, pour la première fois, les puissances du monde secoururent l'Église. Constantin et Bicinius réprimèrent la persécution de Maximin. Ce tyran, battu par Licinius, sentit la main de Dieu, fit un édit favorable, et périt comme Antiochus, et comme Galère Maximien, avec une aussi fausse pénitence, Eusèb. 1x. 10, de vit. Const. r. 58, 59. Lact. 45, 46, 49.
17. Et le dragon s'irrita contre la femme, et alla faire la guerre. Il renouvela encore, et pour la dernière fois, la persécution par le moyen de Licinius, mais qui tôt après fut éteinte par Constantin, Eusèb. x. 8, de vit. Const. 1. 50, et seq. 11. 1, et seq. Saint Jean fait entendre le peu d’effet de cette persécution, en la marquant seulement sans en expliquer aucune particularité.
On ne peut s'empêcher de voir ici dans la prophétie de saint Jean, sous trois princes persécuteurs, trois temps principaux de la dernière persécution que souffrit l'Église, aussi distinctement marqués qu’ils sont dans l’histoire même. Le premier temps depuis le commencement en 303, jusqu'à l'édit favorable de Galère Maximien en 311. Le second, dans les nouveaux efforts de Maximin, repoussés par Constantin et Licinius, et finis enfin tant par la victoire de Cons-
tantin sur Maxence, que par la mortet la rétractation de Maximin, an. 312 313. Le troisieme, quand Licinius, jusqu'’alors très-uni av ec Constantin, attaqua l'Église, et périt, an. 319, 323. Et il alla fdire la querre: le dragon fit quelque mouvement qui fit connoître à saint Jean le dessein qu’il eut de poursuivre encore les fidèles ; car il ne disparoit pas, etil demeure présent dans toute la suite de cette vision, comme onle verra, xurr. À, XVI. 13.